Construction de la maison XVIe siècle (≈ 1650)
Édifice Renaissance en pan de bois.
9 mai 1921
Classement monument historique
Classement monument historique 9 mai 1921 (≈ 1921)
Protection des façades et du toit.
Début XXe siècle
Restauration et découverte
Restauration et découverte Début XXe siècle (≈ 2004)
Retrait de l’enduit, révélation des décors.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les deux façades et le toit saillant : classement par arrêté du 9 mai 1921
Personnages clés
M. Enjalbert - Propriétaire au début du XXe siècle
Donne son nom à la maison.
Origine et histoire de la Maison Enjalbert
La maison Enjalbert est un bâtiment emblématique du XVIe siècle situé à Albi, dans le département du Tarn. Elle se distingue par sa structure en bois à colombages (appelé localement corondage), avec un remplissage de briques finement travaillé. Les encadrements de fenêtres, sculptés dans un style Renaissance, et les façades ornées de motifs géométriques (comme des croix de Saint-André) en font un exemple remarquable de l’architecture civile de la période. Son angle, à la jonction des rues Timbal et des Pénitents, met en valeur ses deux étages en saillie, reposant sur des poutres et solives sculptées.
Classée au titre des monuments historiques depuis le 9 mai 1921, la maison doit son nom à son propriétaire au début du XXe siècle, M. Enjalbert. Recouverte d’un enduit à cette époque, elle a été restaurée pour révéler son décor d’origine, incluant des pilastres en bois reliant les corniches et des baies surmontées de frontons triangulaires. La façade sur la rue Timbal présente un pan de bois en forme de Y, tandis que celle sur la rue des Pénitents alterne panneaux décoratifs et fenêtres à meneaux. Ancienne pharmacie, son rez-de-chaussée abrite aujourd’hui une boutique.
Les éléments protégés incluent les deux façades et le toit saillant, témoignant de l’importance patrimoniale de cet édifice. Sa localisation dans le centre historique d’Albi, ville classée au patrimoine mondial de l’UNESCO pour son ensemble épiscopal, renforce son intérêt. Les travaux de restauration ont permis de redécouvrir des détails architecturaux uniques, comme les extrémités de solives taillées en quart de rond et les corniches en bois délimitant les étages.