Construction de la charpente entre 1510 et 1515 (≈ 1515)
Bois datés par dendrochronologie.
première moitié du XVIe siècle
Construction de la maison
Construction de la maison première moitié du XVIe siècle (≈ 1625)
Période estimée de l'édification.
1769
Fin de la période espagnole
Fin de la période espagnole 1769 (≈ 1769)
Dernier vestige architectural local.
25 avril 1990
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 25 avril 1990 (≈ 1990)
Protection officielle du bâtiment.
années 1990
Rénovation de la maison
Rénovation de la maison années 1990 (≈ 1990)
Travaux post-inscription.
14 juillet 2010
Tornade à Revin
Tornade à Revin 14 juillet 2010 (≈ 2010)
Bâtiments voisins endommagés, maison épargnée.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La maison (cad. AE 88) : inscription par arrêté du 25 avril 1990
Personnages clés
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Origine et histoire de la Maison espagnole
La maison espagnole de Revin, située dans le département des Ardennes en région Grand Est, est un édifice emblématique de la première moitié du XVIe siècle. Construite avec un soubassement en pierre et des murs en torchis, briques et colombages, elle se distingue par son architecture unique dans la ville. Son ancienneté a été confirmée par dendrochronologie, révélant que sa charpente provient d’un chêne abattu entre 1510 et 1515. Elle est considérée comme la dernière survivance de la période espagnole à Revin, qui s’acheva en 1769.
Témoin de l’histoire mouvementée de la commune, cette maison a résisté à de nombreux aléas : transformations des quais, construction d’un pont, inondations, et même la tornade de 2010 qui endommagea gravement des bâtiments voisins. Inscrite aux monuments historiques en 1990, elle fut rénovée dans les années 1990. Aujourd’hui, elle abrite le musée du Vieux Revin, qui retrace la vie locale à travers des reconstitutions et des expositions temporaires.
Le musée propose, au rez-de-chaussée, une immersion dans le quotidien d’une famille revinoise modeste des années 1920-1930. Le premier étage accueille des expositions temporaires dédiées à l’histoire de Revin, de la vallée de la Meuse ou des Ardennes, comme celles évoquant George Sand, la Résistance, ou l’évacuation de 1940. Le deuxième étage est consacré à la fonderie, métier historique de la région, avec des outils et productions d’anciennes entreprises locales, dont Arthur Martin.
Située au 2, rue Victor-Hugo, à l’angle du quai Edgar-Quinet (ancien quai des Bateliers), la maison espagnole est un patrimoine municipal. Son emplacement, en bord de Meuse, et son architecture en font un symbole de la résilience et de l’identité revinoise, préservé malgré les siècles et les bouleversements urbains.