Frise chronologique
1750 (?)
Inscription sur le linteau
Inscription sur le linteau
1750 (?) (≈ 1750)
Date partielle gravée *« W Ioseph 1(7?)50 »*.
XIXe siècle
Construction du bâtiment
Construction du bâtiment
XIXe siècle (≈ 1865)
Période principale de construction documentée.
31 octobre 1991
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
31 octobre 1991 (≈ 1991)
Protection officielle par arrêté.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Maison-ferme dite maison Chabrand (cad. AB 99) : classement par arrêté du 31 octobre 1991
Personnages clés
| W Ioseph - Personnage cité dans l'inscription |
Auteur présumé de la gravure *« 1(7?)50 »*. |
Origine et histoire
La maison-ferme dite maison Chabrand, située à Ceillac dans les Hautes-Alpes, est un monument historique classé depuis 1991. Construite au XIXe siècle, elle illustre l’architecture rurale alpine par son utilisation combinée de maçonnerie et de bois de mélèze. Le bâtiment se compose de trois modules distincts : une étable voûtée surmontée d’une grange-fenil, un caset (petit local) avec une fougagne (four à pain) et une chambre-resserre, ainsi que trois galeries de circulation superposées. L’espace voûté en berceau, prolongement de l’étable, servait de séjour d’hiver aux habitants, reflétant une adaptation ingénieuse aux rigueurs climatiques locales.
Le linteau de la porte principale porte une inscription partiellement effacée : « Adorer Dieu, honnorer le IHS, respecter la loy, W Ioseph 1(7?)50 », suggérant une dimension religieuse ou morale associée à la construction. Les murs de la grange sont partiellement constitués d’un empilage de fûts de mélèze, tandis que les pignons sont bardés de planches du même bois. L’escalier menant au premier étage, majoritairement en maçonnerie, se termine par des marches en bois, et l’accès au deuxième étage se fait par une échelle de meunier, typique des aménagements ruraux de l’époque.
La maison, aujourd’hui désaffectée et en mauvais état, porte des traces d’incendie. Son état actuel contraste avec son rôle historique central dans la vie agricole et domestique de Ceillac. La structure mêle ainsi des éléments utilitaires (étable, grange, four) et des espaces de vie, témoignant d’une organisation spatiale optimisée pour les besoins d’une famille paysanne alpine au XIXe siècle.
La protection du monument par arrêté en 1991 souligne son importance patrimoniale, bien que sa localisation soit jugée « passable » (note 5/10) en termes de précision. Propriété de la commune, la maison Chabrand reste un vestige précieux des traditions constructives et du mode de vie des Hautes-Alpes avant l’ère industrielle.