Maison forte d'Agencourt en Côte-d'or

Patrimoine classé Demeure seigneuriale Maison forte

Maison forte d'Agencourt

  • 4 Rue du Lavoir
  • 21700 Agencourt
Crédit photo : Sdo216 - Sous licence Creative Commons
Propriété d'une société privée

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1280
Première mention féodale
XVe siècle
Changement de seigneurie
1607
Blason martelé
1643
Construction de l'écurie
1710
Mariage de Gabrielle-Claudine-Marguerite
1ère moitié XVIIe siècle
Reconstruction du château
1947
Création de la Maison familiale rurale
Début des années 2000
Rénovation et extension
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Ecuries (cad. B 646) : inscription par arrêté du 9 janvier 1991

Personnages clés

Nicolas de Corberon Seigneur reconnaissant détenir en fief le tiers des dîmes d'Agencourt en 1280.
Gabrielle-Claudine-Marguerite de Saint-Martin d'Agencourt Dame dont le mariage en 1710 a permis le passage de la seigneurie au marquis de Spada.
Abbé Bart Initiateur de la création de la Maison familiale rurale en 1947.

Origine et histoire de la Maison forte

Le château d'Agencourt, situé à l'extrémité occidentale du village d'Agencourt, à l'est de Nuits-Saint-Georges, est la demeure seigneuriale de la localité et une maison forte d'origine médiévale, reconstruite vers 1650. En 1280, Nicolas de Corberon ou Courbeton reconnaît détenir en fief le tiers des dîmes d'Agencourt. La seigneurie appartient au XVe siècle à la famille de Vichy, puis passe aux seigneurs de Saint-Martin d'Agencourt qui la conservent jusqu'en 1705, date du décès sans postérité de François de Saint-Martin. Par le mariage de Gabrielle‑Claudine‑Marguerite de Saint‑Martin d'Agencourt en 1710, la seigneurie rejoint le marquis de Spada; lui succèdent ensuite Jacques Pelletier de Cléry, la famille Du Plessis et, de 1779 jusqu'à la Révolution française, les Desormes‑Duplessis. Au fil des mentions documentaires, la demeure apparaît sous diverses appellations: « maison » en 1320, « château » en 1422, « maison forte » en 1424, « forteresse » en 1433 et 1470 (avec pont‑levis, fossés, tours et autres fortifications), puis « maison seigneuriale » en 1539, avant de devenir au XVIIe siècle un relais de chasse. Reconstruit vers 1650, le site accueille au XIXe siècle un noviciat des sœurs de Saint‑Joseph d'Oullins et, au XXe siècle, se transforme en Maison familiale rurale. L'écurie datée de 1643, remarquable par ses voûtes en plein cintre soutenues par une vingtaine de colonnettes, est inscrite au titre des monuments historiques depuis le 9 janvier 1991.
Il subsiste de la maison forte des vestiges des fossés, une grosse tour ronde, un corps de bâtiment du début du XVIIe siècle, l'écurie et un blason partiellement martelé portant la date de 1607. Le château occupe une plate‑forme arrondie ceinte de fossés en eau; cette plate‑forme est bordée au sud‑est par divers bâtiments et s'ouvre à l'est, face au village, sur une basse‑cour qui conserve un bel ensemble d'écuries du XVIIIe siècle. Trois bâtiments contemporains, intégrant des réemplois d'éléments anciens comme une pierre armoriée marquée 1607 dans le pignon nord, bordent la plate‑forme et plongeant dans le fossé. À l'angle sud‑ouest se dresse une tour ronde d'un étage, couverte d'un toit monopente; sa cave en cul‑de‑four, percée de trois canonnières, constitue le seul élément ancien conservé de la maison forte. À l'est, un pont dormant à deux arches franchit le fossé alimenté par une source, et les angles nord‑ouest et sud‑ouest de l'écurie sont pourvus respectivement d'une tour carrée et d'une tour ronde qui plongent dans le fossé.
À partir de 1947, le château accueille, à l'initiative de l'abbé Bart, une Maison familiale rurale destinée à la formation des jeunes filles du milieu rural; l'établissement devient mixte en 1993. D'importants travaux de rénovation et d'extension ont été réalisés au début des années 2000, incluant le déblaiement des douves ainsi que la reconstruction et la consolidation des parties défaillantes en réutilisant des matériaux traditionnels (maçonnerie de pierre, charpentes et menuiseries en chêne). Entre 2009 et 2014, une extension de 510 m² a été ajoutée.

Liens externes