Construction de la tour 4e quart du XVIe siècle (≈ 1687)
Période de construction attestée par Monumentum.
9 janvier 2007
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 9 janvier 2007 (≈ 2007)
Protection totale de l’immeuble par arrêté.
14 décembre 2007
Modification de l’arrêté de protection
Modification de l’arrêté de protection 14 décembre 2007 (≈ 2007)
Précisions sur le périmètre protégé.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'immeuble en totalité (cad. B1 108) : inscription par arrêté du 9 janvier 2007, modifié par arrêté du 14 décembre 2007
Personnages clés
Information non disponible - Propriétaires ou commanditaires non mentionnés
Le texte source ne cite aucun nom.
Origine et histoire de la Maison forte
La maison forte d'Urbalacone, classée Monument Historique, illustre l’architecture défensive civile de la Corse à la fin du XVIe siècle. Elle appartient à la typologie des case forte, des habitations fortifiées qui servaient de noyau aux villages entre le XIVe et le XVIe siècle. Ces constructions, bien que non conçues comme des forteresses, intégraient des éléments défensifs : position en surplomb, bretèche au-dessus de l’entrée, et murs en moellons de granit. Leur propriété était souvent associée à des familles nobiliaires ou à des notables locaux, reflétant une hiérarchie sociale marquée dans les campagnes corses de l’époque.
La tour d’Urbalacone se distingue par son plan quasi carré et sa structure intérieure divisée en trois niveaux, séparés par des planchers en bois. Le toit, à deux pans couvert de tuiles canal, était caractéristique des constructions rurales de la région. Sa position dominante, au-dessus de l’ancien chemin d’accès au village, renforçait son rôle à la fois résidentiel et symbolique. L’édifice a été inscrit à l’inventaire des Monuments Historiques en 2007, avec une protection portant sur la totalité de l’immeuble, soulignant son importance patrimoniale.
Les case forte comme celle d’Urbalacone témoignent des tensions et des besoins de protection dans la Corse de la Renaissance. Elles incarnaient le pouvoir local, tout en offrant un refuge relatif en période d’insécurité. Leur distribution dans le paysage reflétait souvent les axes de communication et les points stratégiques, comme le suggère la proximité de la tour avec l’ancien chemin menant au village. Ces maisons fortes jouaient ainsi un rôle central dans l’organisation spatiale et sociale des communautés rurales corses.