Frise chronologique
1385
Première mention écrite
Première mention écrite
1385 (≈ 1385)
Attestation documentaire de la maison forte.
XVIIIe siècle
Transformations architecturales
Transformations architecturales
XVIIIe siècle (≈ 1850)
Rénovations et aménagements majeurs du site.
21 décembre 2000
Classement monument historique
Classement monument historique
21 décembre 2000 (≈ 2000)
Inscription officielle au titre des monuments.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ancienne maison forte, y compris les fossés, la plate-forme et son mur d'enceinte, les bâtiments en totalité, la fontaine, le sol et les vestiges archéologiques qu'il contient, délimité par les fossés (cad. ZC 23) : inscription par arrêté du 21 décembre 2000
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage identifié |
Sources manquantes sur les propriétaires ou occupants. |
Origine et histoire
La maison forte de Chariez est une construction médiévale mentionnée pour la première fois en 1385. Ce monument, situé dans l’actuelle Haute-Saône, près de Vesoul, illustre l’architecture défensive typique de cette époque, avec une plate-forme carrée entourée de murs en pierre. Les archères-canonnières intégrées aux courtines témoignent de son rôle protecteur, probablement lié à un contexte local marqué par les tensions féodales ou les risques d’invasions.
Au XVIIIe siècle, la maison forte subit des transformations majeures, reflétant une adaptation aux besoins résidentiels et aux évolutions architecturales de l’époque. Les aménagements de cette période modifient partiellement sa structure d’origine, tout en conservant des éléments défensifs comme les fossés, alimentés par une source proche. Ces fossés, associés à un lavoir, soulignent aussi l’importance de l’eau dans l’organisation spatiale et quotidienne du site.
Classée au titre des monuments historiques en 2000, la maison forte de Chariez inclut dans sa protection l’ensemble de la plate-forme, ses murs d’enceinte, les bâtiments attenants, ainsi que les vestiges archéologiques du sol. Ce statut met en lumière sa valeur patrimoniale, à la fois comme témoin des systèmes défensifs médiévaux et comme exemple de réappropriation architecturale aux siècles suivants. L’absence de sources détaillant ses occupants ou son usage précis laisse cependant planer des incertitudes sur son histoire sociale et politique.
Le site s’inscrit dans un paysage rural marqué par des dynamiques seigneuriales et agricoles. En Bourgogne-Franche-Comté, les maisons fortes comme celle de Chariez servaient souvent de résidences à des familles nobles ou bourgeoises locales, tout en jouant un rôle dans la gestion des terres et des ressources environnantes. Leur présence reflétait aussi une hiérarchie sociale où la pierre, symbole de permanence et de pouvoir, distinguait les élites des habitats plus modestes.