Maison forte de Chaudenay à Faverdines dans le Cher
Patrimoine classéDemeure seigneurialeMaison forte
Maison forte de Chaudenay
40 Chaudenay
18360 Faverdines
Propriété privée
Frise chronologique
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
…
1700
1800
1900
2000
XIe siècle
Début de l'occupation
Début de l'occupation XIe siècle (≈ 1150)
Premières traces d'occupation du site médiéval.
XIIe siècle
Renforcement de la structure
Renforcement de la structure XIIe siècle (≈ 1250)
Aménagement de la motte et construction de la plateforme fortifiée.
XVIe - XVIIe siècles
Période d'occupation continue
Période d'occupation continue XVIe - XVIIe siècles (≈ 1750)
Le site reste occupé et utilisé comme maison forte.
1985
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques 1985 (≈ 1985)
Fouilles menées révélant des structures d'enclos et la basse-cour.
21 août 1987
Inscription monument historique
Inscription monument historique 21 août 1987 (≈ 1987)
Le site est inscrit au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Bâtiments actuels en ruine et leur environnement (cad. A1 65, 66, 70) : inscription par arrêté du 21 août 1987
Personnages clés
Yannick Rialland
Archéologue ayant dirigé les fouilles de sauvetage entre 1983 et 1985.
Origine et histoire de la Maison forte de Chaudenay
La maison-forte de Chaudenay, située à Faverdines (Cher), est un important site médiéval aujourd'hui en grande partie en ruines, occupé de manière continue du XIe au XVIIIe siècle. Sa structure, caractéristique d'une petite seigneurie du Boischaut, illustre l'ultime phase d'évolution d'un site médiéval fortifié : une motte aménagée en plateforme, accompagnée d'une basse-cour dont les limites sont probablement matérialisées par un long talus curviligne de 15 à 20 m de largeur. Les constructeurs ont tiré parti du relief naturel pour creuser et renforcer la plateforme de la maison-forte, encore très bien conservée au nord. Des sondages, carottages et une tranchée de 40 m ont révélé des traces d'occupation s'étendant des XIe–XIIe aux XVIe–XVIIe siècles, tandis qu'une fouille menée en 1985 a mis en évidence une structure d'enclos et permis d'identifier un micro-relief qui délimiterait la basse-cour. Entre 1983 et 1985, une fouille de sauvetage dirigée par l'archéologue Yannick Rialland a été menée dans le cadre de la construction de l'autoroute A71 ; l'importance du site a entraîné la déviation du tracé, mais, une fois la menace de destruction écartée, les sondages n'ont pas été poursuivis plus en profondeur. En raison de sa valeur archéologique et patrimoniale, le site et son environnement ont été inscrits au titre des monuments historiques par arrêté le 21 août 1987. Des références et ressources existent dans la base Mérimée ainsi que sur les portails consacrés à l'archéologie, aux monuments historiques et au département du Cher.