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Maison forte de Chaudenay à Faverdines dans le Cher

Patrimoine classé Demeure seigneuriale Maison forte

Maison forte de Chaudenay

    40 Chaudenay
    18360 Faverdines
Propriété privée

Frise chronologique

Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
XIe–XVIIIe siècles
Occupation continue du site
1983–1985
Fouilles archéologiques
21 août 1987
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Bâtiments actuels en ruine et leur environnement (cad. A1 65, 66, 70) : inscription par arrêté du 21 août 1987

Personnages clés

Yannick Rialland - Archéologue Responsable des fouilles de 1983–1985

Origine et histoire

La maison forte de Chaudenay, située à Faverdines dans le sud du département du Cher, est un site médiéval occupé de manière continue entre les XIe et XVIIIe siècles. Ce monument, aujourd’hui en grande partie en ruines, illustre l’évolution d’une motte féodale vers un domaine nobiliaire moderne. Il a été identifié lors de prospections archéologiques liées à la construction de l’autoroute A71, une période où les traces des VIIIe au XIIe siècles étaient rares dans la région.

Le site se compose d’une motte accompagnée d’une basse-cour, délimitée par un talus curviligne de 15 à 20 mètres de large. Les fouilles menées entre 1983 et 1985 par l’archéologue Yannick Rialland ont révélé des occupations datant des XIe–XIIe siècles jusqu’aux XVIe–XVIIe siècles. Les constructeurs ont exploité le relief naturel pour créer une plateforme stratégique, caractéristique des petites seigneuries du Boischaut. La plateforme nord est particulièrement bien conservée.

En raison de son importance historique, le tracé de l’autoroute A71 a été dévié pour préserver le site. Celui-ci a été inscrit au titre des monuments historiques par arrêté le 21 août 1987. Les investigations ont mis en lumière une structure d’enclos et des traces d’une occupation continue, témoignant de l’ultime phase d’évolution des sites médiévaux fortifiés. Malgré la déviation, le site n’a pas fait l’objet de fouilles approfondies après 1985.

Ce site offre un exemple rare de l’architecture féodale et de son adaptation aux époques ultérieures, devenant un domaine habité jusqu’au XVIIIe siècle. Il reflète ainsi les transformations sociales et architecturales d’une seigneurie locale sur plusieurs siècles.

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