Construction initiale 1572 (≈ 1572)
Date portée sur le linteau sud.
XVIIe siècle
Renouvellement de la charpente
Renouvellement de la charpente XVIIe siècle (≈ 1750)
Modification structurelle majeure.
XIXe siècle
Rénovation des façades
Rénovation des façades XIXe siècle (≈ 1865)
Modernisation pour le confort.
13 février 1997
Inscription Monument Historique
Inscription Monument Historique 13 février 1997 (≈ 1997)
Protection des façades et toitures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures (cad. B 56) : inscription par arrêté du 13 février 1997
Personnages clés
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Origine et histoire de la Maison forte de la Grande-Flassigny
La maison forte de la Grande-Flassigny, située dans le village de Flassigny (actuel département de la Meuse, région Grand Est), fut construite en 1572, comme en témoigne la date gravée sur le linteau de sa porte sud. Ce type d’édifice, à mi-chemin entre la ferme fortifiée et le petit manoir, reflétait les besoins de sécurité des campagnes lorraine à la fin du XVIe siècle, marquées par les tensions religieuses et les conflits locaux. Les plafonds à solives et la cheminée de la cuisine, caractéristiques de cette époque, subsistent encore aujourd’hui.
Au XVIIe siècle, la charpente fut renouvelée, adaptant partiellement la structure aux évolutions architecturales. Cependant, les transformations les plus marquantes eurent lieu au XIXe siècle, lorsque les façades furent remaniées pour moderniser la demeure et la rendre plus confortable, effaçant en partie son aspect défensif originel. Ces modifications illustrent le déclin progressif des maisons fortes comme symboles de pouvoir local, au profit de résidences plus adaptées aux modes de vie bourgeoises émergentes.
Classée Monument Historique depuis 1997 pour ses façades et toitures, la maison forte de la Grande-Flassigny incarne aujourd’hui un patrimoine rural préservé. Son inscription témoigne de la volonté de protéger ces édifices hybrides, souvent négligés au profit des châteaux ou églises, mais essentiels pour comprendre l’histoire sociale et architecturale des campagnes lorraine. Les éléments protégés (cadastre B 56) incluent notamment les traces des XVIe et XIXe siècles, offrant un palimpseste des époques traversées.