Frise chronologique
Début XVIe siècle
Possession des Charansonay
Possession des Charansonay
Début XVIe siècle (≈ 1604)
Famille noble originaire de Massingy propriétaire.
1ère moitié XVIe siècle
Construction et décors peints
Construction et décors peints
1ère moitié XVIe siècle (≈ 1650)
Logis et fresques des Neuf Preux.
XVIIe siècle
Transmission aux Maillard de Tournon
Transmission aux Maillard de Tournon
XVIIe siècle (≈ 1750)
Changement de propriétaires, origine Rumilly.
14 mars 1977
Inscription Monument historique
Inscription Monument historique
14 mars 1977 (≈ 1977)
Protection des peintures du premier étage.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La pièce du premier étage avec ses peintures murales (cad. A 82) : inscription par arrêté du 14 mars 1977
Personnages clés
| Famille de Charansonay (Charansonnex) - Propriétaires initiaux |
Possède la maison forte au XVIe. |
| Famille Maillard de Tournon - Propriétaires au XVIIe |
Originaires de Rumilly, succèdent aux Charansonay. |
| Peintre anonyme italien - Auteur des fresques |
Réalise les Neuf Preux vers 1500-1550. |
Origine et histoire
La maison forte de La Sauffaz, située au nord du bourg de Saint-Félix dans le hameau éponyme, date de la première moitié du XVIe siècle. Elle se distingue par son architecture quadrangulaire, complétée d’une tour ronde arasée. À l’intérieur, une salle de prestige au premier étage, appelée aula, abrite des peintures murales représentant les Neuf Preux, réalisées par un artiste italien. Ces fresques, datées de la même période, constituent un témoignage rare de l’art profane de la Renaissance en Savoie.
Au début du XVIe siècle, la maison forte appartient à la famille de Charansonay (ou Charansonnex), originaire de Massingy. Au XVIIe siècle, elle passe aux mains de la famille Maillard de Tournon, venue de Rumilly, avant d’être transformée en exploitation agricole. Ce changement de vocation reflète l’évolution socio-économique des campagnes savoyardes, où les résidences seigneuriales perdent progressivement leur fonction défensive ou résidentielle aristocratique.
Le monument est partiellement inscrit aux Monuments historiques depuis le 14 mars 1977, une protection limitée à la pièce du premier étage et ses peintures murales (parcelle cadastre A 82). Cette reconnaissance met en lumière la valeur patrimoniale des décors intérieurs, tout en soulignant la modestie relative de l’édifice par rapport aux châteaux savoyards plus imposants de la même époque.
Les sources disponibles, notamment les ouvrages de Christian Regat et Élisabeth Sirot, replacent la maison forte de La Sauffaz dans le contexte plus large de l’habitat seigneurial rural en Haute-Savoie. Ces études montrent comment ces constructions, à mi-chemin entre manoir et ferme fortifiée, illustraient le pouvoir local des familles nobles tout en s’adaptant aux contraintes économiques et géographiques des vallées alpines.