Frise chronologique
1236
Première mention des Floyras
Première mention des Floyras
1236 (≈ 1236)
Lignage cité à Bélaye comme habitants.
1281
Première mention du repaire
Première mention du repaire
1281 (≈ 1281)
Repaire de Floiras mentionné à Pontcirq.
1313
Changement de nom
Changement de nom
1313 (≈ 1313)
Désigné comme "bastide de Floiras".
1446
Inféodation aux Molières
Inféodation aux Molières
1446 (≈ 1446)
Hugues de Floyras cède le repaire.
XVe–XVIe siècles
Reconstruction partielle
Reconstruction partielle
XVe–XVIe siècles (≈ 1650)
Tour remaniée, logis modifié.
18 février 1993
Inscription MH
Inscription MH
18 février 1993 (≈ 1993)
Protection des façades et salles basses.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures ; salles basses (cad. B 359) : inscription par arrêté du 18 février 1993
Personnages clés
| Floyras (lignage) - Seigneurs initiaux |
Propriétaires du repaire dès 1236. |
| Hugues de Floyras - Dernier seigneur Floyras |
Cède le repaire en 1446. |
| Frères Molières - Nouveaux seigneurs (1446) |
Originaires d’Auvergne, reconstruisent partiellement. |
| Jean Lartigaut - Historien du Quercy |
A étudié le repaire (XXe siècle). |
Origine et histoire
La maison forte de Labastide-Floyras, située au lieu-dit Labastidette-Haute sur la commune de Pontcirq (Lot, Occitanie), est un monument historique inscrit depuis le 18 février 1993. Ce repaire médiéval, mentionné dès 1281, était initialement lié au lignage des Floyras, vassaux de l'évêque de Cahors et du baron de Luzech. Divisé en deux parts dès le XIIIe siècle, il fut reconstruit entre le XIVe et le XVe siècle, avec un logis et une tour quadrangulaire séparés par une venelle.
L’édifice actuel se compose d’un logis et d’une tour désaxée, reliés par une tourelle d’escalier suspendue. Le logis, partiellement médiéval, conserve des éléments du XIVe siècle comme une salle voûtée en berceau et des fenêtres à réseau trilobé. La tour, largement reconstruite au XVIe siècle, arbore une fenêtre Renaissance et une cheminée monumentale. Les vestiges suggèrent une organisation primitive différente, avec des traces d’ouvertures et de murs épais (1,40 à 1,50 m).
Le repaire fut inféodé en 1446 aux frères Molières, originaires d’Auvergne, après avoir été déserté par Hugues de Floyras. Au XVIIe siècle, il était décrit comme doté de créneaux, mâchicoulis et d’un pont-levis. Les Molières édifièrent plus tard (vers 1520) une nouvelle demeure, Labastidette-Basse, à proximité. Les remaniements des XIXe et XVIe siècles ont partiellement effacé les traces de l’état médiéval, mais des éléments comme les cheminées et les percements attestent de son évolution architecturale.
Les sources historiques, dont les travaux de Jean Lartigaut, soulignent le rôle de ce repaire dans la seigneurie locale. Associé à des familles nobles (Floyras, Molières), il illustre les dynamiques féodales du Quercy entre le XIIIe et le XVIe siècle, marquées par des reconstructions et des changements de vassalité. Les vestiges architecturaux et les archives révèlent une occupation continue, adaptée aux besoins défensifs et résidentiels de l’époque.
La protection des façades, toitures et salles basses (1993) témoigne de son importance patrimoniale. Aujourd’hui, le site reste un exemple caractéristique des maisons fortes quercynoises, mêlant fonctions militaires et résidentielles. Son histoire reflète les transformations sociales et architecturales du sud-ouest de la France à la fin du Moyen Âge et à la Renaissance.