Première mention du fief 1151 (≈ 1151)
Cité dans le cartulaire de Fontmorigny.
milieu du XIIe siècle
Première construction attestée
Première construction attestée milieu du XIIe siècle (≈ 1250)
Bâtiment initial avant la forteresse actuelle.
milieu du XIIIe siècle
Construction de la forteresse
Construction de la forteresse milieu du XIIIe siècle (≈ 1350)
Remplace l’édifice du XIIe siècle.
fin XIIIe ou XIVe siècle
Campagne de construction
Campagne de construction fin XIIIe ou XIVe siècle (≈ 1495)
Enceinte polygonale et tour porte ajoutées.
XVe ou début XVIe siècle
Seconde campagne de construction
Seconde campagne de construction XVe ou début XVIe siècle (≈ 1604)
Reprise de l’enceinte et aménagements.
milieu du XVIIIe siècle
Restauration du logis
Restauration du logis milieu du XVIIIe siècle (≈ 1850)
Transformation pour une tuilerie-briqueterie.
vers 1900
Disparition de la basse-cour
Disparition de la basse-cour vers 1900 (≈ 1900)
Derniers vestiges effacés.
1987
Création des jardins
Création des jardins 1987 (≈ 1987)
Aménagements paysagers modernes.
30 juin 2009
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 30 juin 2009 (≈ 2009)
Protection totale du site.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La maison forte en totalité (éléments bâtis et sols correspondant à l'assise du château et des ses douves) (cad. A 2 - lieudit la Tuilerie, 4 - 11, route de Nevers) : inscription par arrêté du 30 juin 2009
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
Le texte source ne mentionne aucun nom.
Origine et histoire de la Maison forte de Mornay
La Maison forte de Mornay, ou Château de la Grand'Cour, est un édifice médiéval situé à Mornay-Berry, dans le département du Cher. Mentionnée dès 1151 dans le cartulaire de l'abbaye Notre-Dame de Fontmorigny, une première construction est attestée au milieu du XIIe siècle. La forteresse actuelle, édifiée au XIIIe siècle, remplaça cette structure initiale et joua un rôle stratégique pendant la guerre de Cent Ans, grâce à sa position sur la frontière entre le Nivernais et le Berry.
L’architecture de la Maison forte se distingue par une plateforme quasi circulaire entourée de douves de dix mètres de large, accessible par une tour d’entrée protégée par un assommoir et un ancien pont basculant. Ce type de forteresse, dit « coquille », est rare en France. Au XVIIIe siècle, le logis fut restauré pour abriter un exploitant de tuilerie-briqueterie, puis une exploitation agricole, avant d’être inscrit aux monuments historiques en 2009.
La tour d’entrée, initialement surmontée de créneaux, fut modifiée par l’ajout d’un étage à hourds accessible via un escalier à vis. Une cheminée monumentale orne l’étage supérieur. Les vestiges de la basse-cour, où s’installait la tuilerie au XVIIIe siècle, disparurent vers 1900. Depuis 1987, des jardins ont été aménagés sur le site, qui accueille aujourd’hui des visites et des chambres d’hôtes.
Le château est protégé en totalité depuis 2009, incluant les éléments bâtis et les sols des douves. Ouvert à la visite de Pâques à la Toussaint, il offre un témoignage rare des fortifications médiévales adaptées aux besoins défensifs et économiques de leur époque.