Destruction par Louis XI 1477 (≈ 1477)
Détruite par les troupes royales.
XVIe siècle
Reconstruction par Étienne de Labrey
Reconstruction par Étienne de Labrey XVIe siècle (≈ 1650)
Rebâtie après la destruction initiale.
1977
Classement monument historique
Classement monument historique 1977 (≈ 1977)
Inscription des façades et toitures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et les toitures (cad. AB 112) : inscription par arrêté du 9 novembre 1977
Personnages clés
Louis XI - Roi de France
Ordonna sa destruction en 1477.
Étienne de Labrey - Seigneur local
Rebâtit la maison forte au XVIe.
Origine et histoire de la Maison forte
La maison forte de Sorans-lès-Breurey, située dans le département de la Haute-Saône en Bourgogne-Franche-Comté, fut détruite en 1477 par les troupes de Louis XI. Ce monument, typique des constructions défensives médiévales, illustre les conflits fréquents de cette époque entre pouvoir royal et seigneurs locaux. La destruction de 1477 marque une période de tensions politiques et militaires dans la région, où les maisons fortes servaient à la fois de refuge et de symbole de pouvoir.
Rebâtie au XVIe siècle par Étienne de Labrey, la maison forte adopte une architecture caractéristique de la Renaissance, avec un quadrilatère entouré de douves alimentées par le ruisseau la Buthiers. Ce type de reconstruction reflète l’évolution des besoins défensifs et résidentiels de la noblesse locale, passant d’une logique purement militaire à un confort accru. Le site inclut également un moulin adjacent, témoignant de l’importance économique des activités hydrauliques dans la région.
L’édifice se distingue par ses éléments architecturaux remarquables, tels qu’un donjon abritant d’anciennes prisons, une chapelle ornée de fresques, et un logis principal aux baies sculptées. Ces détails révèlent le statut social élevé de ses occupants et leur volonté d’afficher leur richesse à travers des décors raffinés. La tourelle avec escalier à vis et le poutrage « à la française » sont des exemples typiques de l’art de construire de l’époque.
Classée aux monuments historiques en 1977 pour ses façades et toitures, la maison forte est aujourd’hui intégrée à une exploitation agricole, illustrant la reconversion fréquente de ce patrimoine. Ce changement d’usage souligne la résilience de ces bâtiments, capables de s’adapter aux besoins contemporains tout en conservant leur valeur historique. Le site reste un témoignage tangible de l’histoire locale, de l’époque médiévale à nos jours.