Maison forte des Allinges à Saint-Quentin-Fallavier
Maison forte des Allinges à Saint-Quentin-Fallavier dans l'Isère
Patrimoine classéDemeure seigneurialeMaison forte
Maison forte des Allinges à Saint-Quentin-Fallavier
57 Rue du Lac
38070 Saint-Quentin-Fallavier
Crédit photo : Ce fichierest l’œuvre deXavier Caré. Merci de cré - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
Frise chronologique
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIVe siècle
Construction initiale
Construction initiale XIVe siècle (≈ 1450)
Édification du donjon, des tours et du pigeonnier.
XVIe siècle
Rénovation résidentielle
Rénovation résidentielle XVIe siècle (≈ 1650)
Ajout de bâtiments résidentiels et remaniement des structures.
XIXe siècle
Transformation agricole
Transformation agricole XIXe siècle (≈ 1865)
Conversion en exploitation agricole avec ajout de bâtiments.
1995
Acquisition communale
Acquisition communale 1995 (≈ 1995)
Achat par la commune et ouverture au public.
2010
Classement historique
Classement historique 2010 (≈ 2010)
Inscription aux monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La maison forte et sa parcelle d'assiette (cad. CT 14) : inscription par arrêté du 27 juillet 2010
Origine et histoire de la Maison forte des Allinges
La maison forte des Allinges se dresse sur le plateau des Allinges, à Saint-Quentin-Fallavier (Isère), en région Rhône-Alpes, face au château de Fallavier implanté depuis le XIIe siècle sur la colline dominant le village. Datée du XIVe siècle, elle conserve des structures médiévales bien préservées — donjon, deux tours et une tour-pigeonnier — et a été remaniée au XVIe siècle : ces deux périodes constituent les principales phases d'occupation du site. L'édifice s'organise autour d'une cour quadrangulaire : au sud-ouest se situe une tour principale à quatre niveaux, pourvue de fenêtres à coussièges et de cheminées, et des traces de peintures murales subsistent dans la salle du dernier étage. La tour opposée abritait, au deuxième niveau, un pigeonnier ; ces deux élévations sont reliées par une courtine. La présence de créneaux et d'un chemin de ronde témoigne du caractère défensif de la maison forte, lequel a été tempéré à la fin du XVe siècle par la construction de deux bâtiments à vocation plus résidentielle. Cette combinaison architecturale illustre la qualité des constructions de la fin du Moyen Âge dans le Dauphiné. Au XIXe siècle, la maison forte a été transformée en exploitation agricole et des bâtiments ont été édifiés dans la cour et à l'extérieur. Entre 1780 et 1995, elle a été léguée ou vendue à des propriétaires privés qui l'ont habitée ou louée à des agriculteurs locaux. La commune l'a acquise en 1995 et l'a ouverte au public. Le site a été inscrit aux monuments historiques en 2010.