Frise chronologique
1593
Ralliement à Henri IV
Ralliement à Henri IV
1593 (≈ 1593)
Charles de Goustimesnil se rallie au roi.
début XVIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
début XVIe siècle (≈ 1604)
Édification de la maison forte.
XVIIe siècle
Remaniement
Remaniement
XVIIe siècle (≈ 1750)
Modifications après l’incendie.
années 1980
Restauration
Restauration
années 1980 (≈ 1980)
Travaux menés par Charles Clément-Grandcourt.
22 mai 1996
Classement MH
Classement MH
22 mai 1996 (≈ 1996)
Inscription aux monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Maison forte, y compris le mur la prolongeant vers le nord, les parties subsistantes de l'enclos, le colombier et l'emprise foncière des parcelles 146, 145 et 276 (cad. A 145 à 148, 276) : inscription par arrêté du 22 mai 1996
Personnages clés
| Charles de Goustimesnil - Capitaine ligueur puis royaliste |
Propriétaire et modificateur présumé du site. |
| Charles Clément-Grandcourt - Restaurateur (années 1980) |
Responsable des travaux de conservation. |
Origine et histoire
La maison forte du Bois-Rozé est une demeure militaire du début du XVIe siècle, située à Bénarville, dans le département de la Seine-Maritime en Normandie. Elle se distingue par son plan quadrangulaire, ses matériaux composites (pierre calcaire, silex, brique et grès) et ses dispositifs défensifs internes, comme un sas d’entrée et des salles de garde à canonnières. L’édifice, aujourd’hui découronné, ne conserve qu’une tour et des murailles, vestiges d’un ensemble fortifié contrôlant autrefois la vallée de la Ganzeville.
Occupée par les troupes anglaises pendant la guerre de Cent Ans, la maison forte est ensuite acquise par Charles de Goustimesnil, capitaine ligueur rallié à Henri IV en 1593. Un incendie ultérieur ravage sa partie supérieure, entraînant son arasement partiel. Le monument, remanié au XVIIe siècle, est restauré dans les années 1980 par Charles Clément-Grandcourt. Il est inscrit aux monuments historiques en 1996, incluant le mur nord, les vestiges de l’enclos, le colombier et les parcelles environnantes.
La maison forte illustre l’architecture défensive de la Renaissance normande, marquée par des adaptations aux conflits de l’époque. Son accès original par une passerelle extérieure et ses aménagements intérieurs reflètent une volonté de concilier habitat seigneurial et protection militaire. Les sources, comme les ouvrages de Philippe Seydoux ou les archives de la base Mérimée, soulignent son importance patrimoniale dans le Pays de Caux.
Aujourd’hui, le site se compose principalement d’une tour et de murailles en pierre et brique, témoignant de son passé stratégique. Bien que partiellement détruit, l’édifice reste un exemple significatif des maisons fortes normandes, caractéristiques des XVIe et XVIIe siècles. Son inscription aux monuments historiques garantit la préservation de ses éléments subsistants, offrant un aperçu de l’histoire militaire et architecturale locale.