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Maison forte du Grand Mercoras à Ruffieux en Savoie

Patrimoine classé Demeure seigneuriale Maison forte

Maison forte du Grand Mercoras à Ruffieux

  • D991 
  • 73310 Ruffieux
Crédit photo : Anne des alpes - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
73310 Ruffieux, D991 

Frise chronologique

Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
XIXe siècle
Époque contemporaine
0
100
1300
1400
1500
1900
2000
1795 (an III)
Vente comme bien national
1370
Première mention attestée
XIVe siècle
Construction initiale
1500
Mort d’Hugonin de Montfalcon
1591
Décès de Jean de Montfalcon
6 novembre 1969
Inscription aux Monuments Historiques
1986
Restauration de la tourelle
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures (cad. F 96) : inscription par arrêté du 6 novembre 1969

Personnages clés

Henry de Montfalcon - Seigneur de Flaxieu (1370) Premier propriétaire attesté du Grand Mercoras.
Hugonin de Montfalcon - Écuyer de Yolande de France Mort à Turin en 1500.
Jean de Montfalcon - Gouverneur de Savoie (mort en 1591) Dernier seigneur avant transmission par héritage.
Andréanne de Breuil - Veuve de Jean de Montfalcon Se retire au château après 1591.
Claude Girod - Acquéreur en 1795 Achat comme bien national post-Révolution.
Paul Feuga - Industriel lyonnais (1964) Descendant des Girod-Montfalcon, restaure le château.

Origine et histoire de la Maison forte du Grand Mercoras

La maison forte du Grand Mercoras, située à Ruffieux en Savoie, date du XIVe siècle et constituait le cœur de la seigneurie de Mécoras au Moyen Âge. Elle appartenait initialement à la famille de Montfalcon, établie en Chautagne depuis le XIe siècle. Le site, avec ses dépendances (Petit Mécoras et château de Lapeyrouse), dépendait du château de Chautagne. En 1370, Henry de Montfalcon, seigneur de Flaxieu par mariage, en est le premier propriétaire attesté. Ses descendants, dont Hugonin (écuyer de Yolande de France, mort en 1500) et Georges (époux d’Anne de Conzié), se succèdent jusqu’au XVIe siècle. À la mort de François de Montfalcon, le château passe à son neveu Louis, puis à Andréanne de Breuil, veuve de Jean de Montfalcon (gouverneur de Savoie, mort en 1591).

Confisquée à la Révolution, la maison forte est vendue comme bien national en 1795 à Claude Girod, dont la famille la conserve jusqu’au XXe siècle. En 1920, elle est acquise par ses fermiers, puis en 1964 par Paul Feuga, industriel lyonnais descendant des Girod-Montfalcon, qui la restaure. Le monument, partiellement inscrit aux Monuments Historiques en 1969, se compose d’une enceinte quadrangulaire, d’un corps de logis du XVe siècle agrandi au XVIe, et d’une tourelle polygonale abritant un escalier à vis. Des communs, construits en 1607, complètent l’ensemble, entouré autrefois de vergers, vignes et une chapelle.

Architecturalement, la maison forte allie défense et habitat : fenêtres à meneaux, ouvertures de tir en pierre de tuf, et toitures en tuiles plates régionales. La porte d’entrée, en arc brisé surbaissé, et la tourelle (remaniée en 1986) témoignent des adaptations successives. Le site illustre l’évolution des maisons fortes savoyardes, passant de lieu de pouvoir seigneurial à résidence rurale, tout en conservant des éléments militaires caractéristiques du Moyen Âge tardif.

Liens externes

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