Construction initiale XVe siècle (≈ 1550)
Période de guerre franco-anglaise.
24 février 1976
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 24 février 1976 (≈ 1976)
Protection des façades et toitures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures (cad. K 93) : inscription par arrêté du 24 février 1976
Personnages clés
Information non disponible - Propriétaires initiaux
Non mentionnés dans les sources.
Origine et histoire
La maison fortifiée de Condom, datée du XVe siècle, s’inscrit dans le contexte des conflits franco-anglais qui marquèrent le sud-ouest de la France. Située stratégiquement sur une colline à la limite des zones de guerre, elle combine des éléments défensifs (tours, position dominante) et résidentiels (fenêtres à meneaux). Ces édifices, distincts des châteaux, étaient souvent possédés par des cadets de familles seigneuriales ou des bourgeois enrichis, nécessitant une autorisation seigneuriale pour leurs aménagements militaires.
Les maisons fortifiées, apparues dès le XIIe siècle sous des termes latins comme domus fortis, se multiplièrent jusqu’au XVIe siècle. Elles servaient à résister brièvement à des attaques, sans prétendre à une défense prolongée. Leur architecture reprenait des symboles seigneuriaux (tours, salles d’apparat) tout en intégrant des décors soignés, reflétant le statut social de leurs propriétaires. À Condom, les tours ont probablement été modifiées au fil des siècles, altérant leur hauteur originale.
Ces constructions étaient souvent localisées près des axes stratégiques (routes, gués) ou des centres économiques (moulins, ateliers). Leur prolifération coïncide avec l’essor d’une petite noblesse rurale ou de bourgeois acquérant des droits économiques sans titre seigneurial. En Occitanie, comme ailleurs, elles marquaient le paysage en tant que résidences fortifiées mineures, entre ferme et manoir, avant de perdre leurs attributs nobles au fil du temps.
La maison de Condom, classée Monument Historique en 1976 pour ses façades et toitures, témoigne de cette transition. Son état actuel, avec des tours rabaissées, évoque une adaptation post-médiévale. Les maisons fortes, bien que moins imposantes que les châteaux, jouaient un rôle clé dans le contrôle territorial et la protection des biens, tout en affichant une dimension symbolique de pouvoir et de raffinement.