Acquisition par les Gaubert 1763 (≈ 1763)
La famille achète la maison noble du Bourdillot.
vers 1796
Agrandissement par Durand
Agrandissement par Durand vers 1796 (≈ 1796)
Transformation en exploitation viticole avec dépendances.
10 décembre 1987
Protection au titre des Monuments Historiques
Protection au titre des Monuments Historiques 10 décembre 1987 (≈ 1987)
Inscription des façades, toitures et chapelle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et toitures du corps de logis et des deux pavillons (dont la chapelle) , le décor intérieur de la chapelle, et le mur de clôture de la propriété (à l'exclusion des parties reconstituées en béton) avec son portail d'entrée (cad. A 165, 166, 167, 917) : inscription par arrêté du 10 décembre 1987
Personnages clés
Famille Gaubert - Propriétaires et négociants
Commanditaires des travaux, enrichis par le commerce.
Gabriel Durand - Architecte
Auteur des plans d’agrandissement en 1796.
Origine et histoire
La Maison Gaubert, située à Portets en Nouvelle-Aquitaine, est un témoignage architectural du dernier quart du XVIIIe siècle. Elle fut initialement une maison champêtre appartenant à la famille Gaubert, enrichie par le commerce maritime, notamment le transport de sucre. Vers 1796, le négociant Gaubert, souhaitant transformer cette demeure en exploitation viticole, confia les travaux d’agrandissement à l’architecte Gabriel Durand, collaborateur de Victor Louis. Durand conserva le logis d’origine, daté du milieu du XVIIIe siècle, tout en y ajoutant des dépendances viticoles et un jardin, structurant l’ensemble autour d’une cour close.
Le projet initial prévoyait une reconstruction complète de la maison noble du Bourdillot, acquise par les Gaubert en 1763, mais seuls deux pavillons et des aménagements partiels furent réalisés. Le logis primitif, dépourvu d’étage, fut préservé, flanqué de deux pavillons rectangulaires : l’un relié par un corps de communs, l’autre (une chapelle) par une arcature. Le domaine, ceint d’un mur percé d’un portail, illustre l’alliance entre habitat aristocratique et activité agricole, caractéristique des propriétés viticoles bordelaises de l’époque.
Les éléments protégés depuis 1987 incluent les façades et toitures du logis et des pavillons, le décor intérieur de la chapelle, ainsi que le mur de clôture avec son portail. Bien que les aménagements paysagers aient disparu, l’ensemble conserve une valeur patrimoniale liée à son histoire économique et architecturale. Gabriel Durand, architecte bordelais, y appliqua un style sobre et fonctionnel, reflétant les ambitions d’une bourgeoisie marchande en plein essor à la veille de la Révolution.