Frise chronologique
1547–1550
Construction de la maison
Construction de la maison
1547–1550 (≈ 1549)
Bâtie par Nicolas Perrenot pour son fils Antoine.
1564–1586
Résidence d’Antoine Perrenot
Résidence d’Antoine Perrenot
1564–1586 (≈ 1575)
Cardinal y vit après son exil.
XVIe siècle, XVIIIe siècle
Périodes de construction
Périodes de construction
XVIe siècle, XVIIIe siècle (≈ 1650)
Architecture Renaissance et modifications ultérieures.
18 décembre 2015
Classement monument historique
Classement monument historique
18 décembre 2015 (≈ 2015)
Inscription en totalité avec jardin et cour.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Maison Granvelle sise 67-77, rue Pierre-Vernier : en totalité, la maison, y compris l'escalier à cage ouverte, la cour antérieure, le jardin et les murs de clôture, telle qu'elle est délimitée par un liseré rouge sur le plan annexé à l'arrêté (cad. AE 45, 49 à 51) : inscription par arrêté du 18 décembre 2015.
Personnages clés
| Nicolas Perrenot de Granvelle - Commanditaire et père d’Antoine |
Garde des sceaux de Charles Quint. |
| Antoine Perrenot de Granvelle - Cardinal et diplomate |
Résida dans la maison de 1564 à 1586. |
| Charles Quint - Empereur germanique |
Employeur de Nicolas et Antoine Perrenot. |
| Philippe II d’Espagne - Roi d’Espagne |
Conseillé par Antoine Perrenot. |
Origine et histoire
La maison Granvelle est un hôtel urbain situé à Ornans, dans le département du Doubs, en Bourgogne-Franche-Comté. Construite entre 1547 et 1550 par Nicolas Perrenot de Granvelle pour son fils Antoine, elle intègre une maison médiévale préexistante, la maison Philibert, datant d’avant 1484. Ce bâtiment reflète l’influence de la famille Granvelle, proche du pouvoir impérial et ecclésiastique, avec une architecture mêlant Renaissance et héritage gothique.
Antoine Perrenot de Granvelle (1517–1586), évêque d’Arras puis cardinal, y résida de 1564 à 1586 après son exil des Pays-Bas espagnols. Conseiller de Charles Quint et de Philippe II d’Espagne, il incarna les liens entre la Franche-Comté et l’Empire. La maison, inscrite aux monuments historiques en 2015, conserve des éléments originaux : cheminées des XVIe et XVIIIe siècles, lambris Louis XV, et un escalier à cage ouverte.
Le projet actuel vise à restaurer l’édifice et à y installer un musée dédié à la famille Granvelle et au catholicisme en France. La façade sur cour, régulière avec neuf travées, contraste avec celle sur jardin, rythmée par des baies à accolades. L’aile ouest, partiellement détruite, a perdu ses décors intérieurs, tandis que l’aile est conserve sa distribution d’origine. La maison symbolise le patrimoine aristocratique comtois et son rôle dans l’histoire européenne.
La construction s’inscrit dans une série d’édifices commandités par Nicolas Perrenot, incluant le Palais Granvelle (1534–1540) et l’hôtel Bonvalot à Besançon. Ces réalisations illustrent l’ascension sociale des Granvelle, passés de la bourgeoisie locale à la noblesse impériale. Aujourd’hui, la maison Granvelle, en cours de restauration, témoigne de cette histoire à travers son architecture et ses décors préservés.