Maison Grégueil à Châteaumeillant dans le Cher

Patrimoine classé Maison classée MH

Maison Grégueil à Châteaumeillant

  • Rue de la Victoire
  • 18370 Châteaumeillant
Maison Grégueil à Châteaumeillant
Maison Grégueil à Châteaumeillant
Crédit photo : ManiacParisien - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1436
Charpente du bâtiment A1
1448
Charpente du bâtiment B
2e moitié du XVe siècle
Construction initiale
1622
Rénovation par la famille de Marcilhac
XVIe siècle
Agrandissement et modifications
XIXe siècle
Restauration et aménagements
1954
Acquisition par la municipalité
1956
Découvertes et restauration
2012-2013
Restauration du musée
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Château (petit) (cad. B 75, 76) : inscription par arrêté du 6 mai 1964

Personnages clés

Jean-Baptiste Légier de la Chassaigne Premier maire de Châteaumeillant et propriétaire de la maison, ayant laissé des documents signés.
Famille de Marcilhac Famille de notaires royaux ayant procédé à d'importants remaniements en 1622.
Famille Grégueil Ancienne famille propriétaire de la maison avant sa vente à la municipalité en 1954.

Origine et histoire de la Maison Grégueil

La maison dite maison Grégueil, également appelée Petit Château, est un manoir situé rue de la Victoire à Châteaumeillant (Cher) et abrite le musée Émile-Chénon. L'édifice est inscrit à l'inventaire des monuments historiques depuis 1964. La partie la plus ancienne correspond aux chambres basse et haute et remonte au XVe siècle. Un premier logis (A1) est daté du dernier quart du XIVe siècle ou du premier quart du XVe siècle, comme l'atteste une fenêtre au sud-ouest avec coussiège et peinture murale. Une importante campagne d'agrandissement au XVe siècle a été confirmée par dendrochronologie : les charpentes des bâtiments A1 et A2 datent de 1436 et celle du bâtiment B de 1448. Lors de ces travaux, la fenêtre à coussiège du logis primitif A1 fut obstruée par la construction d'une tourelle d'escalier desservant A1 et A2. Au XVIe siècle, la distribution des ouvertures fut modifiée, une tourelle d'escalier en pierre ajoutée et une aile du manoir allongée. En 1622 la famille de Marcilhac procéda à un important remaniement — une inscription aujourd'hui effacée faisait référence à cette intervention — et le décor peint des solives du premier étage du bâtiment B ainsi que le percement ou la reprise de plusieurs baies datent de cette époque; l'agrandissement du logis B et la reprise de sa charpente peuvent également appartenir à cette campagne. Au XVIIe siècle, une salle conserve un plafond à solives peintes. Aux XIXe et au milieu du XIXe siècle, des cloisonnements, lambris et menuiseries inspirés d'un décor Louis XVI de style romantique ont été repris, la cour arrière a été rehaussée d'environ deux mètres et l'accès à la tourelle se fait désormais au niveau du premier étage ; à cette période un escalier est créé dans le bâtiment A3, une croupe ajoutée et des appartements sont aménagés à l'étage d'A3. Des travaux ont mis au jour un rare décor d'enduit à la chaux peint, de facture civile, composé de fragments en camaïeu brun bleuté sur fond clair représentant des rinceaux linéaires et entrelacs de feuilles ; les ébrasements de fenêtres sont ornés d'enroulements en crosses sur fond jaune. La partie de peinture située entre la cheminée et la façade nord porte des inscriptions gothiques de la fin du XVe siècle. Le manoir a appartenu à la famille de notaires royaux de Marcilhac; il a ensuite été la résidence de Jean-Baptiste Légier de la Chassaigne, premier maire de Châteaumeillant, qui a acquis la maison en 1777 selon un document retrouvé. Au XXe siècle la demeure a été désignée sous le nom de la famille Grégueil, qui en fut propriétaire avant sa vente à la municipalité en 1954. Menacé de démolition en raison de son mauvais état, le bâtiment a finalement été réparé et aménagé pour accueillir un musée après les découvertes réalisées en 1956, et il abrite depuis lors le musée Émile-Chénon; il a également servi d'office de tourisme. Lors des travaux de restauration du musée en 2012-2013, une niche a livré six parchemins et une plaquette en ardoise, dont un document signé de Jean-Baptiste Légier de la Chassaigne.

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