Construction initiale Fin XVIe - Début XVIIe siècle (≈ 1725)
Édification de la maison avec escalier en vis et éléments architecturaux caractéristiques.
1770
État des lieux
État des lieux 1770 (≈ 1770)
Mention d'un puits intérieur et besoin de réparations.
1777
Plan parcellaire
Plan parcellaire 1777 (≈ 1777)
Plan identique à celui de cette date.
1873
Plan d'alignement
Plan d'alignement 1873 (≈ 1873)
Projet non réalisé de suppression de l'avant-corps.
1933
Inscription monument historique
Inscription monument historique 1933 (≈ 1933)
Inscription partielle au titre des monuments historiques.
1953
Restauration
Restauration 1953 (≈ 1953)
Restauration de la façade sur la rue du Port.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures ; tourelle : inscription par arrêté du 6 juin 1933
Personnages clés
Demoiselle Tissot
Propriétaire de l'immeuble en 1777.
Origine et histoire de la Maison Guerrier
La Maison Guerrier, située à Trévoux (Ain), est un immeuble intra-muros probablement édifié à la fin du XVIe ou au tout début du XVIIe siècle. Sa structure et ses éléments architecturaux témoignent de cette datation : escalier en vis à lanterne, tourelle en surplomb, porte piétonne en arc déprimé, portes bâtardes en anse de panier, fenêtres à meneau ou à traverse, croisées à deux meneaux et chambranles moulurés en cavet et canal avec bases prismatiques. Le plan parcellaire est identique à celui de 1777, époque à laquelle l'immeuble appartenait à demoiselle Tissot. L'état des lieux de 1770 mentionne un puits intérieur et signale que l'élévation latérale et le corps de passage, dit « la Voûte », partiellement en pisé, nécessitaient des réparations. Un plan d'alignement dressé en 1873 prévoyait la suppression de l'avant-corps sur la rue du Port, projet non réalisé ; le rez-de-chaussée de cette partie abritait autrefois une boutique avec étal, occupée actuellement par le restaurant Le Chaudron. Au début du XXe siècle, les fenêtres du troisième étage conservaient leur disposition d'origine, bien que deux croisillons de la travée gauche aient déjà disparu ; les baies du dernier niveau furent ensuite remplacées par de grands châssis vitrés éclairant un atelier de tréfilerie ou une fabrique de filières active dans la première moitié du XXe siècle. L'immeuble a fait l'objet d'une inscription partielle au titre des monuments historiques en 1933 (façades, toitures et tourelle) et a été restauré vers 1953, la façade sur la rue du Port recevant un parement en faux appareil maison à Trévoux (Ain).