Frise chronologique
1605
Millésime du premier étage
Millésime du premier étage
1605 (≈ 1605)
Date gravée sur l’oriel Renaissance.
1620
Millésime dans la cour
Millésime dans la cour
1620 (≈ 1620)
Preuve d’une construction ou modification.
1er quart XVIIe siècle
Période de construction initiale
Période de construction initiale
1er quart XVIIe siècle (≈ 1725)
Phase majeure de l’édification.
18 juin 1929
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
18 juin 1929 (≈ 1929)
Protection des façades et toitures.
3e quart XIXe siècle
Transformations ultérieures
Transformations ultérieures
3e quart XIXe siècle (≈ 1962)
Ajouts ou rénovations significatives.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades sur rue et sur cour et toitures : inscription par arrêté du 18 juin 1929
Personnages clés
| Samuel Friedrich - Architecte |
Associé à la conception ou transformation. |
Origine et histoire
La maison située au 9 rue Turenne à Colmar, dans le Haut-Rhin, est un exemple remarquable d’architecture civile alsacienne, construit en plusieurs phases. Les éléments les plus anciens datent du début du XVIIe siècle, comme en témoignent les millésimes 1605 (premier étage de l’oriel) et 1620 (cour intérieure). Ces dates confirment son origine précoce dans le quartier historique de Colmar, une ville alors marquée par son appartenance au Saint-Empire romain germanique et son dynamisme commercial.
Au XIXe siècle, probablement durant le 3e quart, le bâtiment subit des transformations ou des ajouts, intégrant des styles plus récents tout en conservant des traits Renaissance, comme l’oriel à trois étages sur la façade. Cet oriel, typique de l’architecture rhénane, illustre l’influence des modèles italiens et flamands dans la région. Les façades et toitures, caractéristiques de cette évolution, ont été protégées par une inscription au titre des monuments historiques le 18 juin 1929, reconnaissant ainsi leur valeur patrimoniale.
L’architecte Samuel Friedrich est associé à la conception ou à la transformation de cette maison, bien que les sources ne précisent pas exactement son rôle (construction initiale ou modifications ultérieures). La maison incarne aujourd’hui le mélange des époques et des styles qui a façonné Colmar, ville préservée pour son patrimoine médiéval et Renaissance. Son classement reflète aussi l’importance accordée à la conservation des édifices civils alsaciens après la Première Guerre mondiale.
La localisation de la maison, au cœur de Colmar, suggère son intégration dans un tissu urbain dense, probablement lié à des activités artisanales ou marchandes. Les oriels, comme celui de cette maison, servaient souvent à agrandir l’espace habitable tout en affirmant le statut social du propriétaire. Leur présence dans les villes alsaciennes témoigne d’une prospérité relative et d’échanges culturels intenses entre le XVIIe et le XIXe siècle.
Les sources disponibles (Wikipedia, Monumentum) soulignent la valeur architecturale du bâtiment, mais restent lacunaires sur son usage précis au fil des siècles. L’inscription de 1929 concerne uniquement les façades et toitures, ce qui indique une volonté de préserver l’enveloppe extérieure plutôt que l’aménagement intérieur. Aujourd’hui, la maison contribue à l’attractivité touristique de Colmar, ville réputée pour son centre historique classé secteur sauvegardé.