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Maison à Rouffach dans le Haut-Rhin

Maison

  • 2 Rue Claude Ignace Callinet
  • 68250 Rouffach
Maison
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Maison
Maison
Maison
Crédit photo : © Ralph Hammann - Wikimedia Commons - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
2 Rue Claude Ignace Callinet 68250 Rouffach

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1235
Fondation de la commanderie
1533
Porte remployée
1603
Construction de l'oriel
1607
Travaux attestés
1618
Porte de cellier
1929
Classement MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

La façade sur rue avec l'oriel, le passage d'entrée, la façade sur cour avec la tourelle d'escalier et la toiture : inscription par arrêté du 13 juin 1929

Personnages clés

Wolff Wilhelm von Weittingen - Commandeur teutonique A supervisé les travaux en 1607.
Georg Wilhelm Thun von Neienburg - Commandeur teutonique Armoiries visibles sur l'oriel (mort en 1662).
Philippe von Ehingen - Membre de l'ordre Écu remployé dans la façade.

Origine et histoire

La maison située au 2 rue Claude-Ignace-Callinet à Rouffach (Haut-Rhin) est une ancienne commanderie de l'ordre teutonique, construite au 1er quart du XVIIe siècle. Ce grand bâtiment, avec gouttereau sur rue et passage d'entrée voûté, présente une architecture remarquable : oriel en grès jaune orné d'écus armoriés, chambranles sculptés, et une tourelle d'escalier circulaire. Les armoiries de commandeurs comme Wolff Wilhelm von Weittingen et Georg Wilhelm Thun von Neienburg y sont visibles, ainsi que des dates gravées (1603, 1607, 1618) témoignant des transformations successives.

À l'origine, les chevaliers teutoniques possédaient une commanderie à Sundheim (aujourd'hui disparu), fondée en 1235 et dédiée à saint Étienne. Après des attaques répétées (1444, 1525), ils transférèrent leur siège intra muros à Rouffach, d'abord rue des Récollets, puis rue de la Gendarmerie où ce bâtiment fut érigé. La porte d'entrée, datée 1533 et remployée, pourrait provenir d'une construction antérieure. Au XVIIIe siècle, les chevaliers quittèrent les lieux pour s'installer rue Poincaré, et le bâtiment devint une auberge.

L'édifice allie des éléments gothiques (motifs de l'oriel, arc brisé) et des ajouts baroques (fenêtres repercées). La façade sur rue, l'oriel, le passage d'entrée, la cour avec sa tourelle et la toiture sont protégés depuis l'inscription aux monuments historiques en 1929. Une dalle gravée en 1607 par Wolff Guillaume de Weittingen atteste de son rôle dans les travaux : « Moi, Wolff Guillaume de Weittingen, commandeur [...] je l'ai fait de ma propre main ».

La commanderie ne comportait pas de chapelle propre, les chevaliers utilisant une partie de l'église franciscaine voisine pour leurs offices et sépultures. Aujourd'hui, le bâtiment abrite une auberge, tout en conservant des traces de son passé militaire et religieux, comme les écus bûchés (armoiries martelées) et les inscriptions lapidaires. Son architecture hybride reflète les adaptations successives, depuis la Renaissance jusqu'à l'époque moderne.

Liens externes

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