Construction de la tour 1415-1450 (≈ 1433)
Édification de la maison forte autour d'une tour centrale.
2014
Inscription monument historique
Inscription monument historique 2014 (≈ 2014)
La tour est inscrite au titre des monuments historiques.
2018
Restauration de la toiture
Restauration de la toiture 2018 (≈ 2018)
Réfection de la toiture avec pose du nouveau toit.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et toitures (cad. AO 150) : inscription par arrêté du 17 mars 2014
Personnages clés
Famille de Sergier (ou de Sergy)
Famille ayant édifié la tour au début du XVe siècle.
Famille de Vibert
Famille greffiers de justice ayant possédé la tour.
Maxime Grenier
Notaire ayant acheté et restauré la propriété en 2011.
Origine et histoire
La maison haute d'Ornex, dite aussi Tour d'Ornex, est située au 81 rue de la Tour à Ornex et est inscrite au titre des monuments historiques depuis mars 2014. Construite entre 1415 et 1450, elle constitue une maison forte modeste édifiée autour d'une tour centrale à section presque carrée, parfois qualifiée de pentagonale en raison d'un coude sur sa face sud‑est. La tour se distingue par le décor de son couronnement, notamment une frise de briques en dents de scie, héritage d'une tendance architecturale du début du XVe siècle. Implantée près de la route reliant Gex à Genève, elle n'est toutefois pas visible depuis celle-ci en raison de ses dimensions réduites; le bâtiment, dépourvu de système de défense, a été ultérieurement flanqué d'une grange. Au rez‑de‑chaussée, affecté à la cuisine et anciennement réservé à la réserve d'eau, les baies conservent leurs encadrements de pierre et la pièce abrite une pierre à eau encastrée au‑dessus de l'évier, caractéristique de l'habitat rural genevois. L'étage, accessible par un escalier à vis, accueille la pièce de réception dotée d'un plafond à caissons et de poutres sculptées. La tour fut édifiée au début du XVe siècle par la famille de Sergier (ou de Sergy), vidomnes de Prévessin, puis passa à la famille de Vibert, greffiers de justice, autour de laquelle un petit hameau s'est formé. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le bâtiment a été parfois utilisé comme prison par l'occupant allemand. La propriété a été achetée en mai 2011 par le notaire Maxime Grenier et son épouse, qui l'ont restaurée en lien avec les architectes des bâtiments de France; la façade a été rénovée et la réfection de la toiture s'est achevée avec la pose du nouveau toit de la tour le 16 février 2018.