Construction initiale XVIIe siècle (≈ 1750)
Période de construction principale et présence des Comère.
2e moitié du XIXe siècle
Rassemblement parcellaire
Rassemblement parcellaire 2e moitié du XIXe siècle (≈ 1865)
Unification des deux propriétés initiales.
1866
Rénovation par Raynaud
Rénovation par Raynaud 1866 (≈ 1866)
Ajout d'une aile et surélévation pour Roca d'Huyteza.
1928
Classement de la fontaine
Classement de la fontaine 1928 (≈ 1928)
Inscription comme Monument Historique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Fontaine Louis XIII située dans la cour : inscription par arrêté du 20 juin 1928
Personnages clés
Famille Comère - Propriétaires au XVIIe siècle
Blason présent sur le portail.
Sieur Roca d'Huyteza - Commanditaire des travaux
Rénovations menées en 1866.
Architecte Raynaud - Responsable des plans
Dirigea les aménagements de 1866.
Origine et histoire
Cette maison toulousaine du XVIIe siècle, située à l'angle de deux rues, s'organise autour d'une grande cour centrale fermée par un portail en pierre et brique. Elle comprend plusieurs corps de bâtiments de deux ou trois étages, avec un escalier extérieur menant à une terrasse protégée par une balustrade. Les fenêtres segmentaires, les corniches moulurées et les détails architecturaux reflètent des influences des XVIIe et XVIIIe siècles, avec des remaniements ultérieurs.
La fontaine de style Louis XIII, située dans la cour arrière, est un élément classé Monument Historique depuis 1928. À l'origine un puits fermé dont la margelle a été rasée, elle arbore un blason des Comère, propriétaires des lieux au XVIIe siècle. La niche Renaissance, ornée de sculptures et de motifs en brique et pierre, témoigne de l'évolution du site, tandis que les cadastres anciens révèlent une division parcellaire modifiée au XIXe siècle.
En 1866, des travaux dirigés par l'architecte Raynaud pour le sieur Roca d'Huyteza ont ajouté une aile en L et surélevé un bâtiment existant. Ces transformations, documentées dans les archives municipales (A.M.T. : 4D190/37), illustrent l'adaptation continue de la maison aux besoins de ses occupants, tout en préservant des éléments historiques comme les gaines ioniques et les frontons curvilignes.
L'édifice, à l'origine scindé en deux propriétés sur les cadastres de 1680 et napoléonien, a probablement été réunifié dans la seconde moitié du XIXe siècle. Son architecture hybride, combinant des styles des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles, en fait un témoignage rare de l'évolution urbaine toulousaine, où pierre et brique créent une polychromie caractéristique.
Avis
Veuillez vous connecter pour poster un avis