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Maison Heureuse à Saint-Georges-d'Oléron en Charente-Maritime

Patrimoine classé Maison classée MH

Maison Heureuse à Saint-Georges-d'Oléron

  • Impasse avenue de la Plage
  • 17190 Saint-Georges-d'Oléron
Maison Heureuse à Saint-Georges-dOléron
Maison Heureuse à Saint-Georges-dOléron
Maison Heureuse à Saint-Georges-dOléron
Maison Heureuse à Saint-Georges-dOléron
Maison Heureuse à Saint-Georges-dOléron
Propriété de la commune
17190 Saint-Georges-d'Oléron, Impasse avenue de la Plage

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1804
Construction du Fort Boyard
1811
Installation de l'école des torpilles
1927
Réaménagement en colonie de vacances
1937
Accueil d’enfants espagnols réfugiés
2004
Inscription aux monuments historiques
2018
Acquisition par le groupe François 1er
2023
Fin des travaux de réhabilitation
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Tous les bâtiments, en totalité, constituant La Maison Heureuse (cad. BL 16) : inscription par arrêté du 23 juillet 2004

Personnages clés

Clément Camus - Architecte A transformé les bâtiments en 1930.
André Hellé - Décorateur Collaborateur de la transformation en lieu balnéaire.

Origine et histoire de la Maison Heureuse

La Maison Heureuse, située à Boyardville sur la commune de Saint-Georges-d'Oléron, trouve son origine dans la construction du Fort Boyard en 1804. À cette époque, environ 300 ouvriers et membres de l’intendance y furent logés, donnant naissance au village de Boyardville. Une fois le fort achevé, le site fut abandonné avant d’accueillir l’école des torpilles en 1811, transférée plus tard à Toulon. Ce lieu, marqué par des transformations successives, reflète les besoins militaires puis éducatifs de l’époque.

Après la Première Guerre mondiale, le site, alors à l’abandon, fut réaménagé en 1927 en colonie de vacances. À partir de 1937, la Maison Heureuse accueillit des enfants espagnols réfugiés fuyant la guerre civile, jusqu’au début de la Seconde Guerre mondiale. Ce rôle humanitaire marqua profondément son histoire, avant qu’elle ne devienne un centre expérimental pédagogique maritime, puis un lieu abandonné en 2012.

En 2004, l’ensemble des bâtiments fut inscrit aux monuments historiques, reconnaissant son architecture balnéaire et régionaliste, mêlant colombages, décrochements et éléments néo-régionalistes. L’architecte Clément Camus et le décorateur André Hellé contribuèrent à sa transformation en un lieu de villégiature, intégrant des préoccupations hygiénistes du XIXe siècle. Après des décennies d’usages variés, dont une caserne et un camp militaire, le site fut acquis en 2018 par le groupe François 1er.

La réhabilitation menée en 2023 par l’agence Perrot et Richard architectes a transformé la Maison Heureuse en une résidence de luxe de soixante-trois logements. Ce projet a préservé son caractère historique tout en y intégrant un style art déco et balnéaire. Le site, situé près d’une plage, incarne aujourd’hui un héritage architectural et pédagogique unique, entre mémoire ouvrière, engagement social et reconversion contemporaine.

Le lieu a également été le théâtre de tensions récentes, comme l’installation d’une ZAD en 2015 contre un projet de centre de rééducation pour sportifs, avant son expulsion. Ces événements illustrent les enjeux patrimoniaux et sociaux liés à la préservation et à la réutilisation de ce site classé.

Liens externes

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