Frise chronologique
XVIe siècle
Construction de la maison
Construction de la maison
XVIe siècle (≈ 1650)
Période de construction principale et de la tourelle.
4 mars 1943
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
4 mars 1943 (≈ 1943)
Protection des façades et de la tour.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade sur cour et tour dite du Guetteur (cad. AC 296, 300) : inscription par arrêté du 4 mars 1943
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Le texte source ne mentionne aucun acteur historique. |
Origine et histoire
La maison située à Vitré, datée du XVIe siècle, est un exemple remarquable d’architecture civile de la Renaissance bretonne. Elle se caractérise par une tourelle en granit appareillé, surmontée d’une échauguette en encorbellement. L’escalier intérieur, en pierre, est couronné de voûtes en croisées d’ogives, tandis que la porte d’entrée, ornée d’un arc en accolade et de sculptures, reflète le soin apporté aux détails décoratifs. Ce monument, partiellement protégé depuis 1943, illustre l’influence des techniques constructives médiévales persistantes à cette époque.
La tourelle, dite du Guetteur, abrite un escalier à noyau dont les voûtes s’épanouissent en branches concourantes, une particularité architecturale rare. La façade sur cour, combinée à cette tour, forme un ensemble cohérent où le granit domine, matérialisant à la fois robustesse et élégance. L’étage supérieur de la tour, en opus incatum, témoigne de savoir-faire maçonniques sophistiqués. Bien que modifiée par un couloir du XIXe siècle, la structure conserve son authenticité, offrant un aperçu des demeures urbaines aisées de la Bretagne Renaissance.
Classée Monument Historique en 1943 pour ses façades et sa tour, cette maison incarne le patrimoine vitréen, marqué par un mélange d’héritage médiéval et d’innovations architecturales. Son emplacement au 28 rue de Paris, dans le centre historique, souligne son intégration dans le tissu urbain d’une ville alors prospère, grâce au commerce et à l’artisanat. Les éléments protégés, comme la croisée à meneaux ou les bases buticulaires, rappellent l’importance accordée à l’esthétique et à la symbolique dans l’habitat bourgeois de l’époque.