Construction initiale vers 1636 (≈ 1636)
Maison édifiée selon les plans de Lemercier.
9 juin 1932
Protection officielle
Protection officielle 9 juin 1932 (≈ 1932)
Inscription façade et toiture aux Monuments Historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade et toiture : inscription par arrêté du 9 juin 1932
Personnages clés
Cardinal de Richelieu - Commanditaire urbanistique
Initiateur de la ville et de son plan.
Jacques Lemercier - Architecte
Concepteur des plans de la maison.
Lecoeur - Premier attributaire
Procureur ayant abandonné le lot.
Origine et histoire
Cette maison, située dans la ville de Richelieu, fait partie des édifices construits selon le plan urbain régulier imaginé par le cardinal de Richelieu. Ce dernier, né dans le village originel, confia à l'architecte Jacques Lemercier la mission de transformer le lieu en une cité idéale, dotée de fossés, de murs d'enceinte, de portes monumentales et de rues symétriques. La maison, avec son aile en retour sur la rue Traversière, fut édifiée vers 1636, bien que son aspect actuel résulte de nombreux remaniements ultérieurs, comme l'ajout d'entresols ou la construction d'une habitation du XVIIIe siècle dans les communs.
La parcelle fut initialement attribuée à Lecoeur, procureur du duché-pairie de Richelieu. Ce dernier, ne souhaitant pas s'y établir, ne lança pas la construction, permettant ainsi la reprise du lot. L'édifice actuel, bien que modifié, conserve des éléments d'origine comme sa façade et sa toiture, protégées par un arrêté d'inscription en 1932. La maison s'inscrit dans un ensemble architectural cohérent, reflétant l'ambition urbanistique du cardinal et l'influence de l'architecture classique française.
La ville de Richelieu, conçue comme un modèle d'urbanisme rationnel, illustre les principes de symétrie et d'ordre chers au XVIIe siècle. Les maisons alignées, comme celle-ci, devaient répondre à des normes esthétiques strictes, tout en abritant des fonctions résidentielles et parfois administratives. L'escalier moderne situé dans l'aile en retour et les aménagements postérieurs témoignent des adaptations successives de l'édifice aux besoins de ses occupants, tout en préservant partiellement son caractère historique.