Construction de la maison 1632 (≈ 1632)
Bâtie par Jean Thiriot d’après Lemercier.
1633
Achèvement du bâtiment
Achèvement du bâtiment 1633 (≈ 1633)
Terminée selon les dessins de Jean Barbet.
1700-1799
Modifications intérieures
Modifications intérieures 1700-1799 (≈ 1750)
Ajout de cheminées et lambris.
1932
Protection du monument
Protection du monument 1932 (≈ 1932)
Façade et toiture inscrites.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade et toiture : inscription par arrêté du 9 juin 1932
Personnages clés
Cardinal de Richelieu - Commanditaire de la ville
Initiateur du projet urbain.
Jacques Lemercier - Architecte
Concepteur des plans.
Jean Thiriot - Entrepreneur
Responsable de la construction.
Jean Barbet - Dessinateur
Auteur des plans finaux.
Origine et histoire
La maison de Richelieu, construite en 1632, s’inscrit dans le projet urbain ambitieux du cardinal de Richelieu, qui souhaita transformer son village natal en une cité idéale. Les plans furent confiés à l’architecte Jacques Lemercier, également responsable du château, et réalisés par l’entrepreneur Jean Thiriot. Le bâtiment, achevé en 1633 selon les dessins de Jean Barbet, reflète l’harmonie architecturale de la ville, marquée par des rues symétriques, des fossés et des maisons alignées. Ce projet s’inscrivait dans une volonté de modernité et de contrôle spatial, typique des cités planifiées de l’époque.
La maison conserve des éléments d’origine, comme sa façade et sa toiture protégées depuis 1932, mais intègre aussi des ajouts postérieurs : des cheminées et des lambris du XVIIIe siècle, remontés au rez-de-chaussée du numéro 4. Ces modifications illustrent l’évolution des goûts et des besoins au fil des siècles, tout en préservant la structure initiale conçue pour une ville modèle. Richelieu, avec son tracé géométrique et ses portes monumentales, incarne ainsi l’utopie urbaine du XVIIe siècle, mêlant rigueur militaire et esthétique classique.
Le monument s’insère dans un ensemble plus large, où chaque élément – des fossés aux alignements de maisons – répondait à une logique de représentation du pouvoir. La place du Marché, où se situe la maison, était un lieu central de la vie économique et sociale, reflétant l’importance accordée à l’ordre et à la symétrie. Aujourd’hui, cette maison témoigne à la fois de l’ambition du cardinal et des adaptations ultérieures, offrant un exemple concret de l’architecture civile de l’Ancien Régime.