Construction de la maison 1ère moitié du XIXe siècle (≈ 1865)
Période de style Empire napoléonien
19 juillet 1963
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 19 juillet 1963 (≈ 1963)
Protection façades, toitures et devanture
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures, y compris la devanture de boutique (cad. VI 3, 330) : inscription par arrêté du 19 juillet 1963
Personnages clés
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Sources insuffisantes pour identifier
Origine et histoire
Cette maison située à Issoudun, dans le département de l'Indre, date de la première moitié du XIXe siècle. Elle illustre le style architectural Empire, caractéristique de cette période post-révolutionnaire marquée par un retour à l'ordre et à l'élégance classique. Son portique orné de colonnettes supporte un bandeau décoratif composé de demi-cercles entrelacés et de motifs en forme de lyre, typiques de l'esthétique impériale napoléonienne. La devanture de boutique, intégrée à la façade, témoigne de la vocation commerciale du bâtiment dès son origine.
Classée Monument Historique par arrêté du 19 juillet 1963, cette maison se distingue par la protection de ses façades, toitures et devanture (cadastre VI 3, 330). Son emplacement, au 2 place Saint-Cyr (ou à proximité de la place du Marché aux Légumes selon les sources géographiques), place le monument au cœur du tissu urbain historique d'Issoudun. Le style Empire, bien que bref dans l'histoire de l'architecture française (1804-1815), a marqué durablement les centres-villes provinciaux, où les élites locales adoptaient ces codes pour afficher leur modernité et leur alignement avec le pouvoir central.
L'inscription au titre des Monuments Historiques souligne la valeur patrimoniale de cet édifice, tant pour son architecture que pour son état de conservation. Le décor soigné du bandeau et des lyres, combiné à la structure du portique, en fait un exemple représentatif des boutiques bourgeoises de l'époque. Ces éléments décoratifs, souvent inspirés de l'Antiquité gréco-romaine, visaient à évoquer la grandeur impériale tout en servant de vitrine au commerce local, reflétant ainsi l'ambition des villes de province sous le Premier Empire et la Restauration.