Frise chronologique
Début du XVIIe siècle
Construction de l’hôtel
Construction de l’hôtel
Début du XVIIe siècle (≈ 1704)
Commandé par la famille d’Espagne sous influence italienne.
1956
Démolition de la tourelle
Démolition de la tourelle
1956 (≈ 1956)
Suppression de l’élément en surplomb d’origine.
XXIe siècle
Restauration et réaffectation
Restauration et réaffectation
XXIe siècle (≈ 2007)
Devenu musée et services culturels.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Marie de Médicis - Régente de France |
Inspira l’architecture italienne en vogue. |
| Famille d’Espagne - Commanditaires du bâtiment |
Ancienne lignée locale propriétaire des lieux. |
Origine et histoire
La Maison italienne de Castelsarrasin, construite au début du XVIIe siècle, incarne l’influence architecturale de Marie de Médicis, reine régente d’origine italienne. Ce monument en brique et pierre, commandé par la famille d’Espagne – lignée notable de la ville –, se distingue par une tour carrée en encorbellement, couronnée d’un dôme à quatre versants et d’une lanterne. Son portail, orné d’un écu aujourd’hui anonyme, ouvrait sur une cour fermée encadrée par trois bâtiments, dont l’un présente un fronton arrondi typique du style italien en vogue.
L’hôtel reflète le prestige social de ses commanditaires, les d’Espagne, qui y intégrèrent des éléments emblématiques comme un belvédère et des modillons sculptés. La tourelle en surplomb, démolie en 1956, altéra partiellement son aspect d’origine. Après des restaurations, le bâtiment abrite depuis le XXIe siècle le musée Firmin Bouisset, les services culturels de la ville, et une salle d’expositions temporaires, perpétuant son rôle central dans le patrimoine local.
L’édifice illustre aussi les échanges culturels franco-italiens du XVIIe siècle, période où l’aristocratie provinciale adopta des modèles transalpins pour affirmer son rang. Sa structure, mêlant rigueur géométrique et ornements, témoigne de l’adaptation des canons italiens aux matériaux régionaux, comme la brique rose caractéristique du Tarn-et-Garonne. La précision de sa localisation reste cependant médiocre (niveau 5/10), avec des adresses contradictoires entre les sources (rue de la Révolution ou rue de la Solitude).