Frise chronologique
1874
Construction de l'hôtel particulier
Construction de l'hôtel particulier
1874 (≈ 1874)
Réalisé par Léopold Payen pour Alexandre Jaille
20 décembre 2002
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
20 décembre 2002 (≈ 2002)
Protection officielle de l'édifice
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'ancien hôtel particulier (cad. BK 622) : inscription par arrêté du 20 décembre 2002
Personnages clés
| Alexandre Jaille - Commanditaire et propriétaire |
Ingénieur agenais, propriétaire initial |
| Léopold Payen - Architecte |
Concepteur et directeur des travaux |
Origine et histoire
La maison Jailles, aussi appelée maison Jaille, est un hôtel particulier de style éclectique construit dans la seconde moitié du XIXe siècle. Elle se trouve au 7 rue Auguste-Gué, dans la ville d’Agen, en Lot-et-Garonne (Nouvelle-Aquitaine). Cet édifice a été conçu pour l’ingénieur agenais Alexandre Jaille (1819–1889), avec des plans établis et des travaux dirigés par l’architecte départemental Léopold Payen en 1874. Son architecture mêle des influences variées, comme un toit à la Mansart orné de lucarnes aux mascarons inspirés de la Renaissance, et un décor intérieur combinant des boiseries de style Louis XV et des peintures de style Louis XVI.
La cage de l’escalier d’honneur est l’un des éléments les plus remarquables de la maison. Elle s’ouvre sur des portiques à deux colonnes et est entièrement revêtue de panneaux de marbre multicolores, évoquant le goût du XVIIe siècle. Ce mélange de styles et de matériaux reflète l’éclectisme architectural en vogue au XIXe siècle, période où les élites locales, comme les ingénieurs ou les industriels, faisaient construire des résidences urbaines ostentatoires pour afficher leur statut social.
La maison Jailles a été inscrite au titre des monuments historiques le 20 décembre 2002, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale. Aujourd’hui, elle témoigne de l’histoire architecturale et sociale d’Agen, ainsi que du savoir-faire des artisans locaux de l’époque. Son état de conservation et son ouverture éventuelle au public ne sont pas précisés dans les sources disponibles.