Construction de la maison 1912 (≈ 1912)
Œuvre de l’architecte Louis Perreau.
18 avril 2001
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 18 avril 2001 (≈ 2001)
Protection de la maison et ses décors.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Maison, y compris les décors immeubles par destination et les clôtures sur rue qui comportent une grille (cad. BL 57) : inscription par arrêté du 18 avril 2001
Personnages clés
Louis Perreau - Architecte
Concepteur de la maison en 1912.
Origine et histoire
La maison située au 31 boulevard Wilson à Dole, construite en 1912 par l’architecte Louis Perreau, illustre une interprétation éclectique des courants artistiques du début du XXe siècle. L’édifice mêle des éléments Art nouveau (lignes courbes, vitraux colorés) à des références régionalistes (lucarnes, toits en tuiles vernissées), tout en intégrant des styles historiques comme le Louis XVI ou l’Henri II pour les pièces intérieures. Ce syncrétisme stylistique reflète une volonté de conférer prestige et érudition au propriétaire, caractéristique des demeures bourgeoises de l’époque.
L’intérieur conserve une grande partie de ses décors d’origine, notamment des cheminées en marbre, des lambris sculptés, et des vitraux aux motifs végétaux. Les aménagements sanitaires, comme les radiateurs en fonte ornés ou les lavabos en faïence, témoignent des innovations techniques et esthétiques de la période. La maison, y compris ses clôtures et grilles sur rue, a été inscrite aux Monuments Historiques par arrêté du 18 avril 2001, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale.
L’architecte Louis Perreau, peu documenté par ailleurs, y déploie une liberté créative atypique pour une ville de province comme Dole, éloignée des centres artistiques majeurs. Ce projet révèle une appropriation locale des tendances nationales, où le régionalisme dialogue avec les avant-gardes sans renoncer aux références historiques. La maison incarne ainsi une transition entre tradition et modernité, propre à la Bourgogne-Franche-Comté du début du XXe siècle.