Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Maison La Rivette à Caluire-et-Cuire dans le Rhône

Patrimoine classé Maison classée MH Château

Maison La Rivette à Caluire-et-Cuire

    17 Montée des Forts
    69300 Caluire-et-Cuire
Propriété d'une société privée
Maison La Rivette à Caluire-et-Cuire
Maison La Rivette à Caluire-et-Cuire
Maison La Rivette à Caluire-et-Cuire
Maison La Rivette à Caluire-et-Cuire
Maison La Rivette à Caluire-et-Cuire
Maison La Rivette à Caluire-et-Cuire
Maison La Rivette à Caluire-et-Cuire
Maison La Rivette à Caluire-et-Cuire
Maison La Rivette à Caluire-et-Cuire
Maison La Rivette à Caluire-et-Cuire
Crédit photo : Arnaud Fafournoux - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1635
Première mention du domaine
1786
Achat par Charles Merlino
1816
Rénovations par François Anginieur
milieu du XVIIIe siècle
Transformation en maison de plaisance
1972
Acquisition par les Hospices civils de Lyon
29 octobre 1987
Inscription aux Monuments Historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Jardin y compris le portail et le nymphée ; façades et toitures de l'édifice ; grande pièce du rez-de-chaussée et chapelle (cad. BL 225) : inscription par arrêté du 29 octobre 1987

Personnages clés

Jean-Baptiste Pitra - Tireur d’or et propriétaire (1734-1756) Commanditaire des aménagements par Soufflot.
Jacques-Germain Soufflot - Architecte présumé Auteur supposé des transformations du XVIIIe.
Charles Merlino - Propriétaire (1786-1807) Enterré dans la chapelle du domaine.
François Anginieur - Négociant lyonnais et propriétaire (1816-1851) Ajoute un parc à l’anglaise.
Gabriel Sainte-Olive - Propriétaire par héritage (1889-1903) Époux d’Élisabeth Vidal, dernière héritière.
George M. Musgrave - Voyageur et chroniqueur (1857) Auteur d’une description élogieuse du domaine.

Origine et histoire

La Maison La Rivette, située à Caluire-et-Cuire dans le quartier de Cuire-le-Bas, trouve ses origines dès 1635 sous la forme d’une modeste maison de campagne. À cette époque, le domaine comprend quatre pièces réparties sur deux étages, une écurie, ainsi que des vignes et des saules attestés en 1669. Ce n’est qu’au milieu du XVIIIe siècle que la propriété est transformée en une somptueuse maison de plaisance, avec l’ajout d’une façade à la française, de jardins en terrasse, et d’un système hydraulique sophistiqué.

La construction actuelle, de plan carré, se distingue par un perron monumental et une façade occidentale à neuf travées sur deux étages, surmontée d’un fronton triangulaire. Les jardins, autrefois descendant jusqu’à la Saône, intègrent des éléments remarquables comme un jet d’eau, une cascade, une grotte de rocaille, et des escaliers monumentaux à double volée. Une chapelle indépendante, où fut temporairement enterré Charles Merlino, complète l’ensemble. À l’est, un nymphée borde un bassin en forme de haricot, témoignant du raffinement des aménagements.

La propriété change fréquemment de mains entre le XVIIe et le XIXe siècle. Parmi ses propriétaires marquants, Jean-Baptiste Pitra, tireur d’or lyonnais, entreprend au XVIIIe siècle des travaux somptueux attribués à l’architecte Jacques-Germain Soufflot, valant à la maison le surnom de folie Pitra. En 1786, Charles Merlino, puis François Anginieur en 1816, y apportent des modifications notables, comme un parc à l’anglaise et une orangerie. Après une période de déclin à partir de 1922, le domaine est acquis en 1972 par les Hospices civils de Lyon.

La Maison La Rivette est protégée depuis 1987 au titre des monuments historiques pour ses éléments architecturaux et paysagers emblématiques : jardin, nymphée, chapelle, portail, façades, toitures, et une grande salle du rez-de-chaussée. Aujourd’hui divisée en copropriété, elle conserve le témoignage d’un art de vivre lyonnais des Lumières, mêlant élégance architecturale et innovation hydraulique.

Le révérend George M. Musgrave, dans son récit de voyage en Dauphiné (1857), décrit La Rivette comme un lieu d’exception, où orange and lemon trees in blossoms côtoient des statues grecques, des fontaines, et des grottes de granite, le tout organisé avec un sens aigu de l’esthétique et du confort. Ce témoignage souligne l’influence des voyages des propriétaires à Londres sur l’aménagement intérieur et extérieur du domaine.

Liens externes