Maison Labarie à Villefranche-de-Rouergue dans l'Aveyron
Maison Labarie
12200 Villefranche-de-Rouergue
Propriété privée
Frise chronologique
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
…
2000
Fin du XIIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale Fin du XIIIe siècle (≈ 1395)
Édification de la bastide et des premières constructions.
1497
Incendie
Incendie 1497 (≈ 1497)
Destruction de la place centrale par un incendie.
Fin du XVe siècle ou début du XVIe siècle
Restructuration
Restructuration Fin du XVe siècle ou début du XVIe siècle (≈ 1595)
Importante restructuration de l'édifice.
XVIe siècle
Reconstruction
Reconstruction XVIe siècle (≈ 1650)
Reconstruction des maisons après l'incendie.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade : inscription par arrêté du 4 octobre 1932 - Galerie couverte, façade et toiture : classement par arrêté du 31 octobre 1996
Origine et histoire
La Maison Labarie s’inscrit dans une bastide fondée par Alphonse de Poitiers en 1256, en bordure de l’Aveyron. Cette bastide devint le siège d’un archiprêtré en 1302 et, en 1463, la sénéchaussée du Rouergue obtint le droit de frapper monnaie royale. Cité de riches marchands, elle fut conçue selon les règles usuelles de l’époque : rues perpendiculaires formant des lots rectangulaires, une place centrale et un emplacement réservé pour l’église sur un côté de la place. Les arcades qui devaient border la place ne furent pas réalisées d’emblée mais ajoutées progressivement au gré des constructions. Un incendie en 1497 détruisit la place, ce qui explique l’absence de maisons antérieures au XVIe siècle ; les maisons furent reconstruites sur le plan primitif. Les arcades de boutique, le portail sous le couvert et deux arcades ouvrant sur la place pourraient remonter à la fin du XIIIe ou au début du XIVe siècle. La porte de l’escalier témoigne d’une importante restructuration de l’édifice à la fin du XVe siècle ou au début du XVIe siècle. Malgré le gabarit des fenêtres, l’état actuel de la façade se situe aux XVIIIe ou XIXe siècles. Des relevés sommaires effectués en avril 1933, avant la pose d’un enduit cimenté, indiquent que les étages de la façade principale comportaient alors des ouvertures anciennes partiellement conservées : un oculus correspondant à une baie à réseau au premier étage et les piédroits d’une fenêtre double au deuxième étage, éléments susceptibles d’être attribués à la fin du XIIIe ou au début du XIVe siècle et de renvoyer à l’ordonnance initiale de la façade.