Frise chronologique
1630
Date gravée sur le linteau
Date gravée sur le linteau
1630 (≈ 1630)
Inscription et calice sur la lucarne.
2e quart XVIIe siècle
Période de construction
Période de construction
2e quart XVIIe siècle (≈ 1737)
Datation architecturale confirmée.
15 mars 1996
Protection des façades et toitures
Protection des façades et toitures
15 mars 1996 (≈ 1996)
Inscription au titre des Monuments Historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures (cad. ZS 155) : inscription par arrêté du 15 mars 1996
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Sources insuffisantes pour identifier. |
Origine et histoire
La maison Le Coudray, située à Forges de Lanouée en Bretagne, est un monument historique datant du 2e quart du XVIIe siècle. Ce logis fait partie d’un alignement de quatre maisons, orienté au sud. Son plan carré, avec une pièce par étage, est desservi par un escalier en vis aux marches monoxyles délardées. Le linteau de la lucarne porte une date gravée, 1630, ainsi qu’une inscription non déchiffrée, tandis que le fronton est orné d’un calice. La construction mêle moellons de schiste et baies en granite mouluré, avec des détails architecturaux comme des chanfreins et des doucines.
La charpente de la maison comprend deux fermes à arbalétriers, un poinçon à enfourchement et un entrait retroussé, typiques des techniques de l’époque. Les façades et toitures, protégées depuis 1996, illustrent un savoir-faire local préservé. Le sol en terre et les plafonds à poutres chanfreinées renforcent son authenticité. Ce type de maison, modeste mais soignée, reflète l’habitat rural breton du XVIIe siècle, où les matériaux locaux (schiste, granite) dominaient.
La maison Le Coudray, bien que peu documentée sur ses occupants, témoigne de l’organisation spatiale et sociale des campagnes bretonnes de l’époque. Les alignements de logis suggèrent une vie communautaire structurée, où chaque maison abritait probablement une famille paysanne ou artisanale. L’ornementation religieuse (calice) pourrait indiquer un lien avec la paroisse locale ou une dévotion particulière des propriétaires, courant dans une région profondément marquée par le catholicisme après la Contre-Réforme.