Construction de la maison 1902 (≈ 1902)
Maison construite par Émile André pour Armand Lejeune.
1919
Ajout du garage automobile
Ajout du garage automobile 1919 (≈ 1919)
Remise à automobile exécutée tardivement.
4 février 1988
Classement partiel
Classement partiel 4 février 1988 (≈ 1988)
Façades, toitures, clôture et garage protégés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La clôture ; le garage ; les façades et les toitures (cad. BS 20) : inscription par arrêté du 4 février 1988
Personnages clés
Émile André - Architecte
Concepteur de la maison en 1902.
Armand Lejeune - Peintre et commanditaire
Propriétaire original de la maison-atelier.
Origine et histoire
La Maison Le Jeune est un édifice situé à Nancy, en Meurthe-et-Moselle, dans la région Grand Est. Construite en 1902 dans la cité-jardin du Parc de Saurupt, elle est l’œuvre de l’architecte Émile André, qui la conçoit pour le peintre Armand Lejeune. Ce projet s’inscrit dans un ensemble urbain innovant, alliant nature et habitat, caractéristique des cités-jardins de l’époque.
L’architecture de la maison se distingue par son mélange d’éléments régionalistes normands, notamment dans sa toiture, et par son caractère moderne. À l’origine, elle comportait un grand atelier, aujourd’hui disparu, ainsi qu’un garage automobile à toiture en terrasse, l’un des premiers de Nancy. Ces particularités reflètent l’esprit avant-gardiste de l’École de Nancy, mouvement artistique local.
La Maison Le Jeune est partiellement classée monument historique depuis 1988, avec ses façades, toitures, clôture et garage protégés. Malgré la disparition de certains éléments originaux, comme la décoration peinte des façades ou l’atelier, elle reste un témoignage marquant de l’Art nouveau et de l’innovation architecturale du début du XXe siècle à Nancy.
Le garage, accolé à la maison, illustre l’adaptation précoce de l’architecture domestique à l’essor de l’automobile. La maison, bien que modifiée (ajout d’un troisième corps de bâtiment, suppression de la baie latérale), conserve une valeur patrimoniale forte, liée à son histoire et à son architecte, figure majeure de l’École de Nancy.