Description architecturale détaillée 1807 (≈ 1807)
Deux corps de logis reliés par des ailes.
1844
Présence d’esclaves
Présence d’esclaves 1844 (≈ 1844)
15 esclaves attachés à la boulangerie.
XIXe siècle
Ajout d’une galerie en bois
Ajout d’une galerie en bois XIXe siècle (≈ 1865)
Modification de la façade antérieure.
4e quart XVIIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale 4e quart XVIIIe siècle (≈ 1887)
Bâtie par Dominique Olivier sur la place aux Herbes.
vers 1950
Rénovations majeures
Rénovations majeures vers 1950 (≈ 1950)
Galerie en béton, terrasse arrière, cheminée moderne.
28 mars 2002
Classement monument historique
Classement monument historique 28 mars 2002 (≈ 2002)
Inscription officielle par arrêté.
2013
Première rénovation récente
Première rénovation récente 2013 (≈ 2013)
Travaux de restauration partielle.
2020
Financement Loto du patrimoine
Financement Loto du patrimoine 2020 (≈ 2020)
81 000 euros pour le futur CIAP.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La maison en totalité (cad. AM 443) : inscription par arrêté du 28 mars 2002
Personnages clés
Dominique Olivier - Négociant et constructeur
Propriétaire et commanditaire de la maison en 1790.
Origine et histoire
La maison Liensol est un immeuble emblématique situé rue de la République à Basse-Terre, en Guadeloupe. Construite à la fin du XVIIIe siècle par le négociant Dominique Olivier, elle est l’un des plus anciens bâtiments de la ville. Initialement conçue comme une habitation avec un local commercial au rez-de-chaussée (devenu une boulangerie), elle illustre l’urbanisme colonial de l’époque. Son architecture combine deux corps de logis reliés par des ailes encadrant une cour intérieure, avec des éléments typiques du XVIIIe siècle comme une charpente à enrayure et des façades en pierre.
La maison a connu plusieurs modifications au fil des siècles : une galerie en bois ajoutée au XIXe siècle, remplacée en 1950 par une structure en béton, et une terrasse arrière construite la même année. Classée monument historique en 2002, elle a bénéficié de rénovations, notamment en 2013 et en 2020 grâce au Loto du patrimoine, pour accueillir le futur Centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine (CIAP) de Basse-Terre. Ces travaux visent à préserver son rôle témoin de l’histoire urbaine et commerciale de l’île.
À l’origine, la maison abritait aussi une boulangerie avec un four, et 15 esclaves y étaient attachés en 1844, reflétant le contexte socio-économique de la Guadeloupe à l’époque coloniale. Les vestiges de cette boulangerie, ainsi que la distribution intérieure d’origine, restent partiellement visibles. La propriété de Dominique Olivier, qui possédait plusieurs terrains dans le quartier, montre l’importance des négociants dans le développement de Basse-Terre. Aujourd’hui, malgré un incendie ayant endommagé une partie du bâtiment, la maison Liensol reste un symbole du patrimoine architectural guadeloupéen.
Architecturalement, la maison se distingue par ses façades en pierre à chaînage arrondi, ses baies en arc segmentaire, et une corniche moulurée, bien que des ajouts ultérieurs (comme des carreaux de faïence) aient altéré son aspect d’origine. Les toits, initialement couverts de tuiles et d’essentes, ont été remplacés par des tôles. L’ensemble, avec sa cour et ses escaliers en bois, offre un exemple rare de l’habitat bourgeois créole du XVIIIe siècle, mêlant fonctions résidentielles, commerciales et artisanales.
La maison Liensol est aujourd’hui propriété de la commune de Basse-Terre. Son inscription aux monuments historiques en 2002 et les projets de réhabilitation récents soulignent son importance patrimoniale. Le futur CIAP y trouvera un cadre adapté pour valoriser l’histoire architecturale et urbaine de la Guadeloupe, tout en préservant la mémoire des activités passées, comme la boulangerie et le commerce, qui ont marqué ce lieu depuis sa construction.
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