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Maison à Saint-Etienne dans la Loire

Maison

    4 Rue du Théatre42000 Saint-Étienne
Propriété privée
Maison
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Crédit photo : Roi.dagobert - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1582
Première mention écrite
XVIe siècle
Période de construction
5 février 1982
Protection au titre des Monuments Historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures (cad. PV 27) : inscription par arrêté du 5 février 1982

Personnages clés

Claude Granger - Premier propriétaire attesté Mentionné en 1582 (terrier Seillion)
Jean-Baptiste Dupré - Propriétaire au XVIIIe siècle Graveur sur métal (1727)
Claude Duplex - Propriétaire en 1767 Acquéreur après famille Dupré
Moïse Cohen - Dernier propriétaire connu Propriétaire en 1947

Origine et histoire

Cette maison du XVIe siècle, située au 4 rue du Théâtre à Saint-Étienne, est un exemple caractéristique de l'architecture civile médiévale tardive. Construite sur une parcelle étroite, elle présente un encorbellement de 1,30 mètre, deux étages nivelés et un étage en surcroît. Son rez-de-chaussée abritait une boutique et une allée latérale menant à un escalier en vis en saillie, construit en grès. La façade, en pan de bois avec ossature en chêne, est remplie de briques et de mortier de chaux, tandis que la toiture est couverte de tuiles creuses. Une grande fenêtre à meneaux occupe presque toute la largeur des étages supérieurs.

La maison fut édifiée le long de l’ancienne rue de la Roche (actuelle rue du Théâtre), à l’intérieur des remparts de la ville. Son histoire est documentée dès 1582, lorsqu’elle appartenait à Claude Granger, comme l’atteste le terrier Seillion. Au XVIIIe siècle, elle passa entre les mains de Jean-Baptiste Dupré, issu d’une famille de graveurs sur métal, puis de Claude Duplex en 1767. Les archives cadastrales du XIXe siècle révèlent une succession de propriétaires, dont Claude Rivolon (1864), Jean Rivolon (1884), et Marie Landon veuve Chorel (1890). En 1947, elle était la propriété de Moïse Cohen.

L’architecture de cette maison reflète les contraintes urbaines de l’époque, avec une optimisation maximale de l’espace sur des parcelles étroites. L’absence de décor en façade suggère une destination modeste, probablement artisanale ou commerciale, comme en témoigne la présence d’une boutique au rez-de-chaussée. Les matériaux utilisés, tels que le grès pour l’escalier et le chêne pour l’ossature, illustrent les ressources locales disponibles à Saint-Étienne à la Renaissance.

La protection des façades et toitures, inscrite par arrêté du 5 février 1982, souligne la valeur patrimoniale de cet édifice. Malgré des transformations ultérieures, comme la couverture de la courette arrière, la maison conserve des éléments architecturaux originaux, tels que la fenêtre à meneaux et l’escalier en vis, qui en font un témoignage rare de l’habitat stéphanois du XVIe siècle.

Liens externes

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