Construction de la maison 1752-1760 (≈ 1756)
Travaux dirigés par Hupeau, rue Royale.
16 juillet 1925
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 16 juillet 1925 (≈ 1925)
Façade et toiture protégées par arrêté.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade sur le quai et toiture : inscription par arrêté du 16 juillet 1925
Personnages clés
Hupeau - Maître d'œuvre
Concepteur des plans, 1752-1760.
Origine et histoire
La maison située au 2 rue Royale à Orléans fut construite entre 1752 et 1760 sous la direction de Hupeau, dans le cadre d’un projet urbain visant à créer une entrée monumentale sud pour la ville. Elle s’inscrit dans un ensemble architectural symétrique, avec une autre maison identique, toutes deux ornées de frontons en tympan reposant sur des chapiteaux corinthiens. Ces édifices, caractérisés par quatre pilastres classiques, marquent une transition stylistique entre le baroque et le néoclassicisme.
L’étage inférieur, traité en bossage, est percé d’arcades côté rue Royale, tandis que le premier étage présente des fenêtres cintrées encadrées de moulures et de tableaux plats. Le second étage, plus sobre, adopte des fenêtres en attique, et les combles sont éclairés par deux lucarnes de pierre aux entablements arrondis. Ces détails reflètent une recherche d’harmonie et de proportion, typique de l’architecture civile du XVIIIe siècle.
Classée Monument Historique en 1925 pour sa façade sur quai et sa toiture, cette maison témoigne de l’urbanisme ambitieux d’Orléans sous l’Ancien Régime. Son intégration dans un ensemble cohérent, incluant les immeubles de la rue Royale, souligne son rôle dans l’embellissement de la ville et la mise en valeur de ses accès. La précision des éléments décoratifs, comme les pilastres et les chapiteaux, révèle l’influence des modèles antiques revisités par les architectes français de l’époque.
L’architecte Hupeau, maître d’œuvre du projet, a conçu ces bâtiments en lien avec une vision globale de la rue Royale, destinée à devenir un axe prestigieux. Bien que les sources ne précisent pas son parcours complet, son travail à Orléans s’inscrit dans une période de renouveau architectural, où les commanditaires locaux – probablement des notables ou la municipalité – cherchaient à moderniser l’image de la ville. L’inscription au titre des Monuments Historiques en 1925 a permis de préserver ces façades, symboles d’un patrimoine urbain rare.
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