Date sculptée sur la banderole 1665 (≈ 1665)
Millésime gravé au-dessus de la porte.
1667
Construction de la maison
Construction de la maison 1667 (≈ 1667)
Date gravée sur l’imposte de la porte.
1973
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 1973 (≈ 1973)
Inscription de la porte par arrêté.
XXe siècle
Ajout de la génoise
Ajout de la génoise XXe siècle (≈ 2007)
Couronnement des façades à trois degrés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Porte (cad. A 834) : inscription par arrêté du 21 février 1973
Personnages clés
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Origine et histoire
La maison du 3e quart du XVIIe siècle, située place du Marché au Malzieu-Ville, se distingue par sa construction en moellons de granite et de grès, typique de l’architecture locale. Son parement, daté du XVIIe siècle, conserve une configuration médiévale sur une parcelle étroite et traversante. La façade sud, orientée vers la place, présente une porte d’entrée décentrée ornée d’un fronton triangulaire, de pilastres d’ordre dorique et d’un œil-de-bœuf ovale. Le millésime 1667, gravé sur l’imposte, ainsi que la date 1665 sculptée sur une banderole au-dessus de la clé en pointe de diamant, permettent une datation précise de l’édifice. L’encadrement chanfreiné du rez-de-chaussée, autrefois ouvert sur un étal de boutique, évoque une vocation commerciale passée, tandis que les croisées des étages, aux appuis moulurés, soulignent le soin apporté à la symétrie et à la décoration.
À l’origine, le rez-de-chaussée abritait probablement des activités marchandes, comme en témoignent les vestiges d’arcades et les congés retournés à hauteur d’homme, remplacés ultérieurement par des fenêtres cintrées au XIXe siècle. Les étages, éclairés par des croisées larges et des jours sous comble, suggèrent un usage mixte (habitation et stockage). Une particularité défensive ou symbolique réside dans les allèges monolithiques en grès, percées de trous circulaires évoquant des canonnières, peut-être des éléments de remploi. La génoise à trois degrés, ajoutée au XXe siècle, couronne les façades, marquant une évolution esthétique postérieure. La porte principale, classée Monument Historique en 1973, illustre l’influence des ordres antiques et l’artisanat local, avec ses motifs en losange et ses moulurations grossières.
L’édifice reflète les transitions architecturales entre Moyen Âge et époque moderne, mêlant fonctions utilitaires (boutiques, écuries) et résidentielles. Les modifications ultérieures, comme la fenêtre remaniée des combles ou la génoise, révèlent une adaptation continue aux besoins et aux goûts. L’absence d’écusson dans le fronton, aujourd’hui disparu, laisse planer un mystère sur les éventuels commanditaires ou propriétaires d’origine. La maison, par sa structure et ses détails sculptés, offre un exemple caractéristique de l’habitat urbain en Gévaudan (actuelle Lozère) sous l’Ancien Régime, où pierre locale et savoir-faire artisanal se conjuguaient pour ériger des bâtiments durables et fonctionnels.
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