Développement du moulinage 1815 (≈ 1815)
Dix fabriques recensées à Dunières.
2e moitié du XIXe siècle
Construction de la maison
Construction de la maison 2e moitié du XIXe siècle (≈ 1865)
Période d'édification par la famille Malartre.
1871
Apogée du moulinage local
Apogée du moulinage local 1871 (≈ 1871)
Vingt-neuf fabriques en activité.
18 novembre 2002
Classement monument historique
Classement monument historique 18 novembre 2002 (≈ 2002)
Inscription de la maison et de ses dépendances.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La maison en totalité, y compris les décors intérieurs (parquets marquetés, lambris, faux-marbres, cheminées, stucs, lavabo et buffet encastré) du vestibule, de la cage d'escalier, de la salle à manger, du salon jaune, du salon blanc, du salon ovale, de la chambre blanche, de la chambre à la vigne, de la chambre de l'évêque, ainsi que l'allée d'accès, la cour, les jardins, le portail, le pont, les communs et le moulinage avec ses installations (cad. AI 249, 253 ; AH 263 à 269) : inscription par arrêté du 18 novembre 2002
Personnages clés
Famille Malartre - Industriels du moulinage
Propriétaires et bâtisseurs de la maison.
Jean Ploton - Historien local
Auteur d'une étude sur le moulinage (1966).
Famille Rouchon - Industriels associés
Partenaires dans le moulinage à Dunières.
Origine et histoire
La maison Malartre est une résidence industrielle construite dans la seconde moitié du XIXe siècle à Dunières, en Haute-Loire. Elle incarne le modèle typique des maisons de patrons d’usine, reflétant le statut social et économique de la famille Malartre, intimement liée au développement du moulinage de la soie dans la région. Son architecture rectangulaire, sobre et conforme aux habitations locales, contraste avec la richesse de ses aménagements intérieurs, exceptionnels pour l’époque et la région.
Le moulinage de la soie, activité majeure à Dunières, connut un essor significatif au XIXe siècle, porté par des familles industrielles comme les Malartre et les Rouchon. En 1815, dix fabriques existaient déjà, puis leur nombre atteignit vingt-neuf en 1871. Ces usines transformaient une matière première souvent importée pour des fabricants de la Loire et de l’Ardèche, illustrant l’intégration de Dunières dans un réseau économique régional plus large.
La maison Malartre se distingue par ses décors préservés : parquets marquetés, lambris, faux-marbres, cheminées, stucs, ainsi que des pièces aux noms évocateurs (salon ovale, chambre de l’évêque). Ces éléments, protégés depuis 2002, témoignent du raffinement bourgeois et du rôle central de la famille dans l’industrie locale. L’ensemble inclut aussi des dépendances comme un moulinage, des communs, et un jardin, soulignant son caractère à la fois résidentiel et productif.
L’inscription de la maison au titre des monuments historiques, par arrêté du 18 novembre 2002, couvre non seulement le bâti mais aussi ses abords (allée, cour, portail, pont) et ses installations industrielles. Ce classement reconnaît sa valeur patrimoniale, à la fois architecturale, historique et sociale, comme symbole de l’âge d’or du moulinage en Auvergne.
Les sources disponibles, dont les travaux de Jean Ploton (1966), mettent en lumière l’impact des familles Malartre et Rouchon sur l’économie locale. Leur héritage perdure à travers ce monument, qui offre un éclairage sur les dynamiques industrielles et les hiérarchies sociales du XIXe siècle en Haute-Loire.