Maison Matis

Maison Matis

  • 97100 Basse-Terre
Maison Matis
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Crédit photo : Aristoi - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1688
Fondations antérieures
1825
Cyclone dévastateur
1826
Division de la maison
Milieu du XVIIIe siècle
Construction initiale
1865
Autre cyclone dévastateur
13 juillet 1871
Adjudication à Hyacinthe Matis
1928
Refuge lors d'un cyclone
2011-2012
Restauration majeure
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

La maison en totalité (cad. AI 326) : inscription par arrêté du 13 octobre 2008

Personnages clés

Joseph Du Jarric de La Garde Médecin du roi et propriétaire de la maison au XVIIIe siècle.
Jean-Baptiste Lagarde Fils de Joseph Du Jarric de La Garde, héritier de la maison.
Hyacinthe Matis Propriétaire ayant donné son nom à la maison.
Léon Matis Fils de Hyacinthe Matis, héritier de la maison.

Origine et histoire

La Maison Matis, située au n°52 (ou n°256) rue Amédée‑Fengarol à l'angle de la rue Bossant à Basse‑Terre, est l'un des plus anciens immeubles de la ville et de l'île, inscrit aux monuments historiques en 2008. Les sources indiquent une construction au milieu du XVIIIe siècle, parfois située vers 1750–1770, appuyée sur des fondations antérieures à 1688 : les plans de 1686–1688, de 1769 et de 1818 repèrent la parcelle allongée le long de la cale. Le choix de l'emplacement s'explique par la proximité d'un des principaux embarcadères, de la place d'Armes et de la ravine des Jésuites, qui facilitait l'accès à l'eau. Au XVIIIe siècle la maison appartient à Joseph Du Jarric de La Garde (également appelé Dujarric Lagarde), médecin du roi et propriétaire de terrains et de fours à chaux ; elle est transmise à son fils Jean‑Baptiste Lagarde. La parcelle est partagée au XIXe siècle et la maison est divisée en deux lors de la vente de 1826 ; la moitié Est correspond à l'actuelle Maison Matis. Le bâtiment a été fortement endommagé par des cyclones, notamment ceux de 1825 et de 1865 ; les destructions et les réparations qui ont suivi ont modifié sa structure, avec notamment l'élévation d'un mur médian, la reconstruction du mur nord en maçonnerie et la suppression de l'étage sur la partie Ouest. Des transformations ultérieures incluent l'ouverture de baies en portes de garage et l'ajout de petites constructions à l'arrière au cours du XXe siècle. Adjugée le 13 juillet 1871 à Hyacinthe Matis, qui a donné son nom à la bâtisse, elle fut ensuite transmise à son fils Léon Matis et servit de refuge lors du cyclone de 1928. Restaurée en 2011‑2012 avec l'aide de la Direction des affaires culturelles de la Guadeloupe, la maison a retrouvé ses façades d'origine et la galerie en bois de la façade nord a été reconstruite. À l'origine l'édifice était deux fois plus long et probablement composé de plusieurs corps mitoyens, liés par une galerie haute et basse en bois le long de la façade nord, destinée à protéger les ouvertures du soleil et des pluies. La façade sud, percée de travées formées de baies en arc segmentaire et d'appuis moulurés en quart‑de‑rond, regardait l'axe de l'ancienne cale et la place des Armes ; la toiture était traditionnellement couverte d'essentes et percée de petites lucarnes pour l'aération et l'éclairage des combles. Au milieu du XIXe siècle, la partie Est comprenait au rez‑de‑chaussée quatre pièces et à l'étage sept pièces, tandis qu'un grand appentis en bois adossé à la façade nord abritait d'autres logements ; l'ensemble présentait un état de délabrement marqué avant les restaurations récentes. Aujourd'hui la Maison Matis conserve ces éléments architecturaux et historiques, témoins des modes de construction et de l'urbanisme de Basse‑Terre aux XVIIIe–XIXe siècles.

Liens externes

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