Construction initiale XIVe siècle (≈ 1450)
Édification probable des parties les plus anciennes de la maison.
XVIe siècle
Agrandissement et unification
Agrandissement et unification XVIe siècle (≈ 1650)
Regroupement de trois parcelles médiévales pour former la demeure actuelle.
1925
Incendie et destruction
Incendie et destruction 1925 (≈ 1925)
Un incendie détruit toutes les parties en bois de la maison.
1959
Restauration et réaffectation
Restauration et réaffectation 1959 (≈ 1959)
Restauration par Michel Mastorakis et transformation en hôtel de ville.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Immeuble dit Maison Mazot : classement par arrêté du 14 mars 1925
Personnages clés
Abbé Mazot
Propriétaire ayant installé le presbytère de Rocamadour dans la maison.
Michel Mastorakis
Architecte en chef des Monuments historiques responsable de la restauration en 1959.
Origine et histoire de la Maison Mazot
La maison conserve, malgré quelques modifications mineures, l'essentiel de son aménagement primitif. Au rez-de-chaussée, une pièce principale, qui sert de vestibule, est largement éclairée par deux baies en tiers-point ; entre elles s'ouvre la porte d'entrée surmontée d'une imposte, avec des piédroits moulurés et des linteaux en accolade. À gauche de cette salle se trouve une autre pièce qui devait servir d'écurie. Depuis la pièce principale, un double escalier droit donne accès à un escalier à vis Saint-Gilles desservant les étages et le comble. La cour intérieure, située à mi-étage, permet d'accéder à la cuisine et au cellier, partiellement creusé dans le rocher. Au premier étage se trouvent une grande salle communiquant avec la cuisine et, à mi-étage, deux chambres. Le deuxième étage et l'étage des combles sont divisés en chambres à coucher. La maison a peut-être servi d'hôtellerie pour pèlerins. Partagée entre plusieurs propriétaires aux XVIIe et XVIIIe siècles, elle retrouve son unité au début du XIXe siècle. L'abbé Mazot l'achète ensuite et y installe le presbytère de Rocamadour ; en 1854 elle est acquise par l'évêché de Cahors, puis, à la fin du XIXe siècle, affectée aux Frères de l'Instruction chrétienne. La commune en est propriétaire de 1905 à 1920, avant un rachat par l'association diocésaine. Inscrite à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques en mars 1925, elle subit en avril un incendie qui détruit « tout ce qui était bois ou combustible ». Revendue à la commune en 1954, elle est restaurée par l'architecte en chef des Monuments historiques Michel Mastorakis (1911-2006) pour devenir le nouvel hôtel de ville en 1959 (J. Rocacher, 1979). L'état primitif du corps de bâtiment sur rue peut dater de la fin du XIIe siècle ou du XIIIe siècle. La construction de la demeure, vraisemblablement à la fin du XVe siècle ou au début du XVIe siècle, a nécessité le regroupement de trois parcelles médiévales.