Frise chronologique
limite XIIe-XIIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
limite XIIe-XIIIe siècle (≈ 1350)
Période romane tardive, architecture attestée.
XVIe siècle
Reconstruction du mur nord
Reconstruction du mur nord
XVIe siècle (≈ 1650)
Modification majeure de la structure.
XIXe siècle
Reconstruction du pignon oriental
Reconstruction du pignon oriental
XIXe siècle (≈ 1865)
Rénovation partielle de la façade.
années 1990
Rénovation urbaine et sauvegarde
Rénovation urbaine et sauvegarde
années 1990 (≈ 1990)
Dégagement des constructions mitoyennes.
17 août 1995
Inscription monument historique
Inscription monument historique
17 août 1995 (≈ 1995)
Protection officielle par arrêté.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Maison (cad. C 53) : inscription par arrêté du 17 août 1995
Personnages clés
| Victorine Mataouchek - Historienne de l’architecture |
A étudié la maison en 1998. |
Origine et histoire
La maison médiévale dite « de la rue Putsinus » est une demeure urbaine construite à la fin du XIIe ou au début du XIIIe siècle, située dans la commune de Montbazon, en Indre-et-Loire. Elle représente l’un des rares vestiges médiévaux conservés dans cette ville, malgré des réaménagements ultérieurs. Son architecture, notamment les baies comparables à des édifices datés, permet d’attester sa période de construction. Le bâtiment, de plan rectangulaire (13 × 7,5 m), combine un rez-de-chaussée probablement dédié à des activités commerciales ou artisanales et un étage servant de logis, accessible à l’origine par un escalier extérieur.
En 1995, la maison est inscrite comme monument historique, évitant sa destruction prévue lors d’une opération de rénovation urbaine. Les travaux des années 1990 ont dégagé l’édifice des constructions mitoyennes qui l’enserraient, révélant ses façades en meulière et sa charpente apparente. Le mur gouttereau nord a été reconstruit au XVIe siècle, et le pignon oriental au XIXe siècle. Une tourelle d’escalier, partiellement en colombages, flanque le mur nord, tandis qu’une baie géminée ornée de chapiteaux végétaux perce le pignon ouest à l’étage.
L’édifice illustre l’organisation typique des demeures médiévales urbaines, avec une séparation fonctionnelle entre les étages. Son pignon oriental borde la rue Putsinus, voie médiévale de Montbazon, tandis que le pignon occidental faisait face à l’enceinte disparue de la ville, située à une dizaine de mètres. La maison appartient aujourd’hui à la commune et témoigne du patrimoine architectural roman tardif de la Touraine.
Des études, comme celle de Victorine Mataouchek publiée en 1998 dans le Bulletin monumental, ont documenté son histoire et son architecture. La maison est référencée dans la base Mérimée sous le code IA37003025 et protégée depuis l’arrêté du 17 août 1995. Son état de conservation, bien que marqué par des remaniements, permet d’étudier les techniques constructives médiévales en région Centre-Val de Loire.