Construction initiale XIIIe-XIVe siècles (≈ 1450)
Période de construction de la maison forte.
1860
Première étude
Première étude 1860 (≈ 1860)
Publication de Léo Drouyn dans le *Bulletin monumental*.
1889
Classement MH
Classement MH 1889 (≈ 1889)
Classement total au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Maison Messidan (cad. 309, 310) : classement par liste de 1889
Personnages clés
Léo Drouyn - Historien et archéologue
A étudié la maison en 1860 (*Bulletin monumental*).
François Deshoulières - Archéologue
A documenté le monument en 1941 (Congrès archéologique).
Origine et histoire de la Maison Messidan
La maison Messidan est un immeuble médiéval situé au cœur de la vieille ville de Saint-Macaire, en Gironde (Nouvelle-Aquitaine). Construite entre les XIIIe et XIVe siècles, elle se distingue par sa cave voûtée d'arêtes, divisée en deux travées séparées par des piliers octogonaux. Cette salle souterraine, évoquant une salle capitulaire, est accessible par deux arcs bombés ayant probablement servi de passage pour des vantaux. Les transformations intérieures ultérieures ont modifié sa structure, mais les étages supérieurs conservent des arcades ogivales visibles côté sud.
Classée monument historique en 1889, la maison Messidan illustre l'architecture civile défensive de la période. Sa cave, en appareil de moellons carrés, est éclairée par deux fenêtres et présente des voûtes formées de berceaux partiellement indépendants. Les pilastres engagés latéraux soutiennent les retombées des voûtes, créant un espace souterrain remarquable. L'édifice, situé au 15 rue de l'Amiral Courbet, à proximité de la poterne de Corne, témoigne de l'urbanisme médiéval de Saint-Macaire, ville fortifiée stratégiquement placée le long de la Garonne.
Les sources historiques, comme les travaux de Léo Drouyn (1860) ou les rapports du Congrès archéologique de France (1939), soulignent son importance patrimoniale. La maison a subi des démolitions partielles, notamment côté sud, révélant les arcades supérieures. Son classement précoce (1889) reflète sa valeur architecturale, combinant fonctions résidentielles et défensives, caractéristique des maisons fortes gasconnes de l'époque. Les descriptions de François Deshoulières (1941) complètent les connaissances sur son rôle dans le tissu urbain médiéval.