Siège de Fontenay (tradition orale) 1587 (≈ 1587)
Henri IV aurait logé ici.
4e quart XVIe siècle
Construction de la maison
Construction de la maison 4e quart XVIe siècle (≈ 1687)
Influencée par les modèles de Serlio.
24 juin 1947
Classement partiel
Classement partiel 24 juin 1947 (≈ 1947)
Façades et toitures protégées.
1er juillet 1999
Inscription complémentaire
Inscription complémentaire 1er juillet 1999 (≈ 1999)
Cage d’escalier et cheminées inscrites.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et les toitures : classement par arrêté du 24 juin 1947 - Cage d'escalier et corridor au rez-de-chaussée et au premier étage ; les deux cheminées intérieures (cad. AS 508) : inscription par arrêté du 1er juillet 1999
Personnages clés
Henri IV - Roi de France
Aurait séjourné ici en 1587 (non confirmé).
Sebastiano Serlio - Architecte italien
Inspiration des modèles maniéristes.
Origine et histoire
La maison Millepertuis, située à Fontenay-le-Comte dans le département de la Vendée, est un édifice construit en pierre de taille, calcaire et moellon, avec une couverture en tuile creuse. Datant du 4e quart du XVIe siècle, elle illustre l’influence des modèles de l’architecte italien Serlio, caractéristique de l’architecture maniériste de la Renaissance tardive. Sa façade ordonnancée, ornée de bossages vermiculés, et sa porte d’ordre dorique reflètent ce style raffiné.
Surnommée « maison du Roi » ou « maison Henri-IV », la tradition locale affirme qu’Henri IV y aurait séjourné lors du siège de Fontenay en 1587, bien que cette hypothèse ne repose sur aucun document historique avéré. Le roi aurait nommé l’édifice « Maison du Millepertuis » en référence à la forme de ses ornements. Sous l’Ancien Régime, le bâtiment dépendait du fief de Pasty, soulignant son importance dans le tissu urbain de l’époque.
Classée partiellement aux monuments historiques en 1947 (façades et toitures), puis en 1999 (cage d’escalier, corridor et deux cheminées), la maison a subi des modifications au XXe siècle, comme le percement de fenêtres au rez-de-chaussée. Un fragment de cheminée orné d’un écu armorié a été déplacé au château de Terre-Neuve, tandis qu’une porte annexe a été réinstallée au 14-16 rue Pont-aux-Chèvres. Ces éléments témoignent des transformations et réutilisations du patrimoine local.
À l’intérieur, la cage d’escalier en pierre de taille, voûtée, et les cheminées (dont une disparue) rappellent le faste originel, bien que les aménagements intérieurs d’époque aient été perdus. La mouluration de l’escalier, bien que dégradée, reste un exemple remarquable de l’artisanat de la Renaissance. Aujourd’hui propriété d’une association, la maison incarne un héritage architectural unique en Pays de la Loire, mêlant histoire locale et influences italiennes.
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