Frise chronologique
XIIe–XIIIe siècles
Construction initiale
Construction initiale
XIIe–XIIIe siècles (≈ 1350)
Deux maisons-tours édifiées pour nobles ou bourgeois.
1563
Ajout de l’escalier à vis
Ajout de l’escalier à vis
1563 (≈ 1563)
Réunion des deux tours et aménagements intérieurs.
1767
Acquisition par la ville
Acquisition par la ville
1767 (≈ 1767)
Devenue mairie jusqu’en 1947.
1978
Découverte des peintures
Découverte des peintures
1978 (≈ 1978)
Fresques du XIIIe siècle mises au jour.
4 janvier 1993
Classement monument historique
Classement monument historique
4 janvier 1993 (≈ 1993)
Inscription officielle au patrimoine.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Maison (cad. AP 159) : inscription par arrêté du 4 janvier 1993
Personnages clés
| Louis Gonin - Propriétaire au XVIe siècle |
Commanditaire de l’escalier à vis en 1563. |
| Pierre Mompar - Notaire propriétaire en 1670 |
Maison associée à son nom ultérieurement. |
| Consuls de Viviers - Acquéreurs en 1767 |
Transforment la maison en hôtel de ville. |
Origine et histoire
La maison Mompar, aussi appelée hôtel de Lestrade, est une demeure médiévale située à Viviers (Ardèche), dans la région Auvergne-Rhône-Alpes. Construite entre les XIIe et XIIIe siècles, elle se compose initialement de deux maisons-tours indépendantes, édifiées pour des nobles ou bourgeois. Ces tours, reliées au XVIe siècle par un escalier à vis (daté de 1563), forment un ensemble architectural remarquable, avec des fenêtres à meneaux et des traces de croisées médiévales. La façade sur la place de la République, ancienne place du Marché, a été remaniée au XVIIIe siècle après son acquisition par les consuls de Viviers en 1767.
La maison a abrité la mairie de Viviers pendant près de deux siècles, jusqu’en 1947. Son intérieur conserve un ensemble exceptionnel de peintures murales, réalisées vers 1290–1305, illustrant la parabole de l’Enfant prodigue — une rareté pour l’époque, où ce thème était surtout sculpté. Ces fresques, organisées en tableaux rectangulaires entre des bandes décoratives, furent découvertes en 1978 dans une salle du premier étage. La demeure, classée monument historique en 1993, témoigne ainsi de l’évolution architecturale et artistique de Viviers, des temps médiévaux à l’époque moderne.
Les transformations majeures incluent l’ajout de l’escalier à vis en 1563 pour Louis Gonin, des modifications intérieures en 1856, et des aménagements extérieurs au XVIIIe siècle, comme un balcon Louis XV en fer forgé. Après avoir perdu sa fonction municipale en 1947, la maison est aujourd’hui un patrimoine privé, préservant des éléments médiévaux (fenêtres jumelées, chapiteaux) et des décors peints uniques. Son histoire reflète aussi son rôle central dans la vie civique de Viviers, entre résidence aristocratique et lieu de pouvoir communal.