Construction de la maison 1702 (≈ 1702)
Datée par les fers d’ancrage en façade.
1892
Transformation en débit de boissons
Transformation en débit de boissons 1892 (≈ 1892)
Premier usage commercial documenté.
1911-1919
Période en tant que cinéma
Période en tant que cinéma 1911-1919 (≈ 1915)
Usage culturel avant retour commercial.
1988
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 1988 (≈ 1988)
Protection de la façade et toiture.
1992
Rachat par la ville de Dunkerque
Rachat par la ville de Dunkerque 1992 (≈ 1992)
Acquisition pour préservation patrimoniale.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade et toiture sur rue (cad. XH 265) : inscription par arrêté du 6 décembre 1988
Personnages clés
J.B. Woest - Négociant et commanditaire
Propriétaire initial de la maison en 1702.
Origine et histoire
La maison située au 38 rue des Arbres à Dunkerque est un rare exemple d’architecture civile du début du XVIIIe siècle. Construite en 1702, comme en témoignent les fers d’ancrage en façade, elle se caractérise par ses structures en briques beiges, ses décors en relief (pilastres toscans, chapiteaux, corniche) et sa toiture en zinc. Commanditée par le négociant J.B. Woest, elle reflète le dynamisme économique de Dunkerque à cette époque, marquée par le commerce maritime et les échanges internationaux.
Au fil des siècles, ce bâtiment a connu diverses vocations : débit de boissons à partir de 1892, cinéma entre 1911 et 1919, puis magasin de cycles avant de redevenir un estaminet. La ville de Dunkerque en a fait l’acquisition en 1992 pour préserver ce patrimoine. La toiture, probablement refaite au XIXe siècle, et la devanture de boutique datant de la fin du même siècle illustrent les adaptations successives du bâtiment. Son inscription aux Monuments Historiques en 1988 (façade et toiture) souligne son importance patrimoniale.
Les éléments architecturaux, comme les briques taillées formant des pilastres ou les refends, ainsi que les détails décoratifs (entablement, gouttes), sont typiques des constructions bourgeoises de l’époque. La maison incarne ainsi l’évolution urbaine et sociale de Dunkerque, entre héritage marchand du XVIIIe siècle et transformations liées aux usages commerciaux des XIXe et XXe siècles.