Éléments initiaux conservés XIIIe siècle (≈ 1350)
Des éléments architecturaux du XIIIe siècle sont conservés dans la structure.
XVe siècle
Construction principale
Construction principale XVe siècle (≈ 1550)
Édification de la maison forte par la famille Pierre de Brens.
1825
Utilisation comme prison
Utilisation comme prison 1825 (≈ 1825)
La maison a servi de prison à cette date.
10 novembre 1921
Classement historique
Classement historique 10 novembre 1921 (≈ 1921)
La maison est classée au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Maison dite Pierre de Biens : classement par décret du 10 novembre 1921
Personnages clés
Pierre de Brens
Famille co-seigneuriale ayant fait édifier la maison au XVe siècle.
Origine et histoire de la Maison Pierre de Biens
La maison dite « Pierre de Biens » est une maison forte du XVe siècle située à Gaillac, dans le Tarn. Construite surtout en brique, elle n’emploie la pierre que pour les encadrements des portes et des baies ainsi que pour les encorbellements des tourelles d’angle. La partie haute conserve les vestiges d’un crénelage qui devait entourer l’ensemble de la construction ; ce crénelage repose sur une série de petits arcs en brique posés sur des corbeaux et formant des mâchicoulis. Des gargouilles de pierre sculptées, par leur emplacement, indiquent que les toitures actuelles prolongeant les poutres en saillie sur le parement des façades n’existaient pas primitivement dans cette configuration. L’accès se fait par une porte percée dans un mur de clôture ouvrant sur une cour qui desservait l’escalier principal, situé à l’angle des deux parties de l’habitation. La maison comprend un rez-de-chaussée et deux étages ; elle a été utilisée comme prison en 1825. La famille Pierre de Brens, co-seigneur exerçant les droits de justice et d’impôts, fit édifier cette demeure, qui comporte néanmoins des éléments conservés du XIIIe siècle tout en restant majoritairement caractéristique du XVe siècle. Classée au titre des monuments historiques par décret du 10 novembre 1921, la maison a ensuite hébergé un musée des arts et traditions populaires avant d’accueillir aujourd’hui les archives municipales de Gaillac. Organisée autour d’une cour intérieure, elle présente une aile ouest partiellement disparue. L’accès aux étages depuis la cour se fait par un large escalier à vis protégé par des fenêtres à croisées. La partie arrière, sans doute la plus ancienne, se distingue par des baies en arc en plein cintre et par des traces de baies géminées munies de leurs cordons d’appui et d’imposte.